Culture

Jusqu’au 10 juin 2012, la Pinacothèque de Paris vous fera voyager au cœur des mystères des cités maya avec Les masques de jade mayas

Laissez-vous séduire par cette exposition qui vous dépaysera, vous émerveillera et qui titillera votre curiosité naturelle.
La Pinacothèque de Paris vous fait pénétrer au sein des cités oubliées de Palenque, Calakmul et Oxkintox. La splendeur de ces lieux vous apparaitra vers le milieu de l’exposition à travers un court documentaire qui permet d’avoir des repères.
En pénétrant dans Les masques de jade mayas vous plongez dans une culture différente et un univers à part. Pour votre plus grand bonheur et le plaisir de vos yeux, la Pinacothèque vous permettra de découvrir: une partie de leurs croyances, mythologie, rituels, pratiques funéraires et superstitions. Cette exposition vous introduira dans l’enceinte de 7 tombes de dirigeants maya reconstituées pour la première fois.
On dénombre à ce jour plus d’une quinzaine de masques dont la majorité est dévoilée à la Pinacothèque. Vous découvrirez au cours de vos déambulations dans Les masques de jade mayas différentes sortes de modèles. Une partie représente le visage des divinités propres aux croyances mayas, dont celle du Dieu du maïs K’awiil. Il apparait à de multiples reprises sous différentes formes (masques, sculpture, représenter sur un objet ou sur une stèle).
Le jade était pour les mayas le matériau le plus rare et le plus précieux connoté d’une notion de sacré. Ils l’employaient pour représenter l’une de leur principale divinité K’waiil. Ce dieu était censé apporter l’immortalité au souverain. D’où son emploi ou son évocation dans certains masques funéraires. La majorité de ces masques qu’ils soient de jade ou non sont des masques mortuaires destinés aux plus grands dirigeants. Ils devaient leur assurer une vie éternelle après leur mort. On peut ainsi observer à la Pinacothèque ceux du roi Pakal : l’un le représente adolescent et un autre plus âgé.
Les Masques de jade mayas montre dans une section différente des masques représentant des divinités de la mythologie maya. Ils combinent des traits humains, animaux et végétaux. Ceux-ci étaient portés lors de cérémonie rituelle par l’élite maya qui endossait un rôle proche de ceux des Oracles dans d’autre culture, en étant l’intermédiaire entre la terre et le ciel. Ils pouvaient grâce à cet attribut être vus comme l’incarnation du dieu et ces dirigeants était supposés de ce fait être investi de ses pouvoirs.
Ces masques de jade mayas sont exposés dans leur contexte avec leur trousseau funéraire (colliers, boucles d’oreilles, pectoral, bracelets, céramiques et bien d’autres offrandes) faisant ainsi découvrir aux visiteurs une pratique funéraire inconnue où le jade tient un rôle primordial.
Chaque section vous plongera dans un univers ou parfois une cité différente. On peut voir avec les Masques de jade mayas: les stèles, des gobelets, un dossier de trône, des pagnes, des colliers, des assiettes,…. Vous apprendrez beaucoup sur leurs superstitions dont un intéressant parallèle entre les masques et les miroirs. Plusieurs modèles sont exposés, ils étaient tous deux vus comme un passage, une fenêtre vers le surnaturel. Vous découvrirez aussi les assiettes dites «tué» : il s’agit d’objet auquel on conférait la capacité d’emmagasiner le pouvoir du dirigeant même après sa mort. Pouvoirs dont l’intensité, ne faisait qu’augmenter et pouvait interagir sur les vivants. C’est pourquoi ces objets étaient ébréchés ou cassés afin de contrecarrer le sort.

Pénétrez au plus profond des cités perdues maya afin d’en démasquer une partie des secrets jusqu’au 10 juin à la Pinacothèque de Paris

Les masques de jade mayas, Pinacothèque de Paris 28 place de la Madeleine 75008 Paris
Pour plus d’information : www.pinacotheque.com/

Rédactrice freelance, Pigiste

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