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Laissez-vous émouvoir par le portrait bouleversant d’une femme troublée dans Wet Season d’Anthony Chen

DVD Wet Season d'Anthony Chen. Épicentre Films. Photo: Philippe Lim
Wet Season d’Anthony Chen. Épicentre Films. Photo: Philippe Lim

Durant la période de la mousson à Singapour, Ling une prof de chinois tente depuis des années et cela sans succès d’avoir un enfant. Son mari est de moins en moins impliqué. Toute sa vie semble fragilisée et prête à s’écrouler autour d’elle. Son rapprochement avec un jeune étudiant va bouleverser son existence.

Emouvant. Bouleversant. Captivant. Voici les termes qui caractérisent le mieux Wet Season d’Anthony Chen produit par Giraffe Pictures. Épicentre Films vous donne la possibilité de voir ou revoir cette œuvre en DVD. Nous plongeons direct au cœur de l’action ou plutôt de la mousson. Wet Season d’Anthony Chen débute par un fond noir sur lequel défile le générique. On entend hors champs la pluie qui tombe accompagnée par un orage, associés à un bulletin météo. Wet Season produit par Giraffe Pictures se poursuit par un fondu enchaîné, nous sommes dans une voiture. Le bulletin météo continue.

Anthony Chen joue pour notre plus grand bonheur sur les attentes du public. La caméra se fait intime et nous donne l’impression d’être assis sur le siège arrière. On voit une femme de dos ainsi qu’à travers une succession de plans proche d’un morcellement du corps. À l’extérieur, la pluie tombe toujours à flot. Le plan suivant se centre sur le volant, puis sur la femme qui prépare une injection, avant de se piquer dans le ventre. Dans un gros plan, nous voyons dans le reflet du rétroviseur interne le visage de la femme qui émet un gémissent de douleur. En vue du sujet du film, nous pouvons en déduire qu’il s’agit de piqûre d’hormones afin de favoriser la grossesse.

Dans Wet Season destiné par Épicentre Films le choix d’Anthony Chen de ne pas nous montrer de face ou en entier l’héroïne de ce film distille une sensation de suspens, mais surtout captive l’attention du spectateur ainsi que sa curiosité. Cet effet se décline jusqu’à ce que Ling s’installe à son bureau. Après cette scène d’ouverture le titre apparaît sur un fond noir. Wet Season distribué par Épicentre Films enchaîne sur une salle de cours avec des élèves dissipés. Ling, professeur de chinois, fait l’appel. On remarque qu’un des étudiant s ‘est endormi.

Anthony Chen grâce à sa façon de filmer et à l’absence la majorité du temps de musique voire de bande son arrive à focaliser notre attention sur les sentiments de l’héroïne. On ressent de l’empathie pour elle. Nous partageons son quotidien et la routine qui rythme sa vie. Ling semble engluée dedans, s’y perdre. Anthony Chen avec Wet Season nous livre une œuvre émouvante parfois poétique, mais surtout captivante.

Le film dont le DVD vous est proposé par Épicentre Films est filmé de façon admirable. Le réalisateur joue sur les attentes du public comme nous avons déjà pu l’évoquer, mais surtout facilite l’empathie. La prof de chinois ouvre une porte on aperçoit un fauteuil roulant. Puis on discerne quelqu’un dans un lit qui a du mal à respirer. Ling fait la cuisine puis va chercher l’homme en fauteuil roulant. La scène est envahie par le silence qui est rompu par l’arrivée d’un message. Elle s’adresse ensuite à lui. Nous apprenons qu’il s’agit de son beau-père. Ling dévouée le nourrit.

Nous la retrouvons un peu plus tard chez le gynécologue qui lui demande si son mari l’accompagne car « ça fait un moment qu’on ne l’a pas vue ». Devant le trouble de Ling, le docteur tente de la réconforter en lui disant qu’elle-même a du mal à voir le sien. Elle lui confie aussi que son fils ne parle qu’anglais et déplore que son chinois soit horrible. Nous découvrons dans Wet Season que le chinois plus exactement le mandarin, matière enseignée par le Ling, est délaissé au détriment de l’anglais. Langue employée dans l’univers des affaires. Nous verrons plusieurs illustrations de ce problème tout au long de ce film d’Anthony Chen disponible en DVD chez Épicentre Films.

Dans le couloir de l’hôpital Ling croise Weilun un de ses élèves, plus particulièrement celui qui dormait pendant son cours. Elle prend de ses nouvelles. Il lui apprend qu’il s’est blessé à l’entraînement. Au plan suivant nous nous retrouvons à l’intérieur de la voiture de Ling . Comme précédemment nous avons l’impression de partager leur intimité. La façon de filmer nous fait voir la scène comme si nous étions installés sur le siège arrière. Nous retrouvons vue de dos Weilun et Ling qui le ramène chez lui. Elle fait observer que ses parents ont l’air souvent absents. Tout comme son mari qui pour le moment est le grand absent de ce film.

Wet Season distribué en DVD chez Épicentre Films se poursuit par un plan sur une copie que Ling corrige. Elle semble un instant avoir la tête ailleurs. Nous retrouvons ensuite la salle de cours. Ling nomme les élèves qui devront suivre des cours de rattrapage. Weilun en fait partie.

Anthony Chen dans Wet Season nous livre l’action sans filtre. On voit parfois des images crues, mais jamais vulgaires. Nous voyons un homme qui déshabille, puis fait la toilette mécaniquement du beau-père de Ling. Nous venons enfin de faire connaissance avec son mari. On peut observer qu’une distance s’est installée entre eux. Quand Ling lui propose de l’aider, il rejette sa proposition assez froidement « c’est bon ». Ce film d’Anthony Chen proposé en DVD par Épicentre Films nous fait à nouveau observer la routine de Ling qui semble parfois l’oppresser.

Wet Season enchaîne avec une scène dans la salle de cours. Ling essaye d’inculquer un peu de respect pour le mandarin, le chinois à des élèves qui ne jurent que par l’anglais. Ils sont pour certain insolents envers elle et cette matière qu’ils jugent obsolètes. Ainsi, Ling demande à un élève qui se fait appeler Peter Chan d’écrire son prénom en chinois.

Ling pensive, perdu dans ses pensées va vers la fenêtre. En arrière-plan, on peut aperçoit Weilun qui remplit sa copie. On le voit sortir son téléphone et s’observer dedans. Il se recoiffe avant de diriger l’objectif vers Ling qu’il prend en photo. Le jeune homme semble être obnubilé ou ressentir un béguin pour elle. Dans Wet Season d’Anthony Chen on peut être tenté de voir en eux deux êtres esseulés, seuls qui sont en manque d’attention, d’amour. Weilun et Ling se rapprochent. Ils trouvent auprès l’un de l’autre ce qui leur manque : du réconfort, de la tendresse.

Nous partageons de nouveau la routine étouffante, assommante qui dicte la vie de Ling. Elle aide son beau-père à mettre son pyjama puis le met au lit. Ling lui met la télévision et lui recommande de ne pas se coucher trop tard. Durant cette partie et la majorité de celles consacrées à sa routine le silence prédomine. Peu de paroles sont échangées ce qui restituent l’ennui, la solitude qui entourent Ling. Ce qui favorise de nouveau l’empathie. Elle appelle sa mère inquiète après avoir visionné un reportage sur les violents conflits qui ont lieu en Malaisie. Cette dernière lui dit qu’elle a bien fait d’aller vivre à Singapour. Sa mère lui apprend qu’elle a remis à son frère un porte-bonheur à son attention.

Wet Season dont le DVD est distribué par Épicentre Films se poursuit par une scène dans la salle de cours. Le silence, la routine de ce moment est interrompue par le téléphone de la prof. Elle s’absente un instant et demande aux élevés du cours de rattrapage de continuer sans elle. La caméra s’attarde sur Weilun. La majorité des élèves quittent la salle en dénigrant le cours « ce n’est que du chinois », « je n’y comprends rien ». Ling retrouve son frère qui lui remet entre autres le porte-bonheur, et des durians. En échange elle lui donne de l’argent.

A son retour la salle est presque vide, il ne reste que Weilun qui s’applique sur sa copie. On assiste ensuite dans Wet Season d’Anthony Chen à une succession raccords regard sur Weilun et sur les durians qu’il fixe intensément. Ling finit par s’en apercevoir et lui demande s’il a faim. Au plan suivant, nous les voyons tous deux en train de déguster les durians. Elle en profite pour lui montrer ses erreurs sur sa copie. On peut voir une complicité naître entre ses deux êtres esseulés. Un lien commence à se tisser entre eux. Ling le dépose à nouveau chez lui. En bas de son immeuble, elle aperçoit une de ses collègues qui ne s’exprime qu’en anglais. Ling lui explique qu’elle dépose un élève après son cours de rattrapage.

La routine reprend comme souvent dans Wet Season proposé en DVD par Épicentre Films. Seule entorse à ce rituel, Lin cède à la superstition de sa mère et met le porte-bonheur sous son oreiller pour favoriser sa grossesse. Suis un plan de son beau-père qui dort devant un film de combat, sa respiration est difficile. Seule dans son lit Ling impatiente passe un appel. Dans un raccord, nous voyons un taxi se garer en bas de l’immeuble et un homme fin saoul en descendre. Son téléphone sonne, nous reconnaissons son mari.

Une fois l’homme rentré nous assistons à une dispute. Ling reproche à son mari son état, car c’est son jour d’ovulation « tu veux un enfant n’est-ce pas ? ». Son mari la repousse à nouveau sans ménagement, car « il n’est pas d’humeur ». Il a la surprise à son réveil de retrouver aux pieds de son lit le fauteuil roulant de son père. Ling se rebelle enfin. Elle lui apprend que la femme qui s’en occupe n ‘est pas disponible et qu’il doit se charger de lui car elle doit aller travailler. Ling ne lui laisse pas le loisir de répondre et s’en va.

Anthony Chen avec Wet Season nous dresse un portrait de femme des plus émouvant et captivant. L’héroïne de ce film proposé en DVD par Épicentre Films nous apparaît dans toute sa complexité tout au long de cette œuvre. Nous retrouvons Ling assise derrière son bureau dans la salle des professeurs. Désemparée ses yeux sont perdus dans le vide. On a l’impression qu’elle repense à l’attitude fuyante de son mari qui semble peu investi dans leur projet de bébé.

Weilun la rejoint enthousiaste. Il veut décaler son cours de rattrapage afin de reprendre son entraînement. Quand Ling accepte, le jeune homme repart en sautillant de joie, ce qui la fait rire. C’est la première fois dans Wet Season que nous voyons Ling sourire. Elle décide d’aller le voir à son entraînement nous assistons à ce dernier à travers une caméra subjective. La caméra se centre sur Weilun avant de s’attarder sur Ling qui l’observe attentivement.

La routine reprend ses droits dans Wet Season distribué en DVD par Épicentre Films. Elle est interrompue par un appel de la belle-sœur de Ling. Cette dernière les invite à venir avec son père fêter les un an de son bébé. On ressent de l’empathie pour Ling qui est mal à l’aise, car elle tente désespérément d’avoir un enfant. Ling parait peu proche de sa belle-famille hormis son beau-père. Même s’il ne peut pas réellement s’exprimer, cet homme est le seul à se soucier d’elle. Cela transparaît dans ses regards et les rares moments où il arrive à communiquer tout au moins à sa façon.

Son mari les dépose et part jouer au golf avec un client. De nouveau dans ce film d’Anthony Chen, il semble fuir ses responsabilités et la laisse seule. Comme souvent dans Wet Season proposé en DVD par Épicentre Films, nous ressentons de l’empathie pour Ling qui est mal à l’aise. Elle se sent déplacée dans ce lieu avec des personnes qui donnent l’impression de lui être hostile. Quand on lui remet le bébé, ce dernier pleure une fois dans ses bras. On lui reprend des mains. On peut entendre un propos acerbe des plus blessant « Elle n’a jamais eu d’enfant, elle ne sait pas les porter ».

Le film se poursuit par un plan sur la salle de classe. Ling suite à un appel ne peut donner suite à son cours de rattrapage. Weilun la suit dans la rue. Ling lui explique qu’elle ne peut pas le ramener, il fait observer qu’ils n’ont pas fini le cours. Suit un plan sur la chambre au père qui gémit devant la télévision. Weilun lui emboîte le pas et se regarde un instant dans le miroir. Il passe devant la chambre du vieil homme qui le fixe.

Ling donne à manger à son beau-père sous le regard attentif de Weilun. Ce dernier fait ses devoirs tandis que le vieillard l’observe avec douceur attentivement. Il se rapproche de lui et trace sur le bras de Weilun l’idéogramme que le jeune homme ignore. Ils échangent tous deux un sourire. On assiste à un moment de complicité. Tous trois mangent ensemble le regard bienveillant du vieillard s’attarde sur Weilun.

Dans Wet Season la routine reprend comme souvent ses droits. Dans un plan extérieur, nous voyons Ling dans sa voiture en train de faire sa piqûre. Pendant ce temps, Weilun se rend à son bureau et repart déçu de ne pas l’y trouver. La vie ou plutôt la routine de Ling semble s’effondre autour d’elle. Un collègue la réveille, elle s’est endormie dans sa voiture. Il ne s’exprime qu’en anglais. L’homme lui recommande de se reposer, car elle a l’air fatigué tout en lui conseillant d’appeler son mari.

La solitude de Ling est parfaitement restituée par les images et la façon de filmer d’Anthony Chen dans Wet Season. Le film se poursuit par un plan intérieur d’un hôpital où comme toujours elle seule. Ce qui est renforcé par la scène suivante où nous retrouvons Ling au bloc opératoire. Une infirmière met une musique d’opéra en fond sonore, celle-ci emplie la pièce. Suit un plan à l’intérieur d’une voiture son mari à son plus grand étonnement est venue la chercher.

Dans cette séquence la tension entre eux est palpable. Ling repère un truc nouveau qui ne lui ressemble pas : une figurine amusante sur son tableau de bord. Il lui répond froidement limite casant qu’il s’agit d’un cadeau. Dans Wet Season proposé en DVD par Épicentre Films, la distance qui s’est installée dans le couple est de plus en plus flagrante. Une fois rentrée chez eux Ling va s’allonger dans leur chambre. Elle lui demande de s’installer  dans le lit à côté d’elle, comme il avait l’habitude de le faire avant. De nouveau le mari fuit ses responsabilités ainsi que toute intimité avec sa femme. Son époux lui dit qu’il va manger dehors et s’éloigne de la chambre. Le mari va se réfugier dans la chambre de son père. Il s’assoit sur le lit, le regard perdu dans le vide. Celui de son père semble désapprobateur.

Un peu plus tard le regard de Weilun s’attarde sur elle. On n’est pas sûre encore de ce qu’il ressent. Nous nous retrouvons dans la voiture, Anthony Chen adopte toujours la même façon de filmer. Weilunà ses côtés est attentif, empathique. Elle apprend par téléphone que cette nouvelle tentative a encore échouée. Le jeune homme lui jette des regards. Weilun ne semble pas savoir comment réagir, mais au moins il n’est pas insensible. Sous la pluie battante Ling s’arrête un instant et fond en Larmes. Touché, le jeune homme la regarde sorte de soutien moral silencieux. Par opposition avec son mari qui une fois chez eux lui jette à peine un regard. Dans cette scène le silence est lourd.

Le film se poursuit par un plan sur Weilun qui se rend au bureau de Ling dans la salle des professeurs. Elle n’est pas là. Il laisse son devoir accompagné d’un petit mot l’invitant à assister à sa compétition. Celle-ci se déroule le jour même à 16h. Nous retrouvons au plan suivant Ling au prise avec la même routine. Elle s’occupe avec bienveillance de son beau-père qui regarde un film d’arts martiaux.

On peut apercevoir au plan suivant le tournois d’arts martiaux auquel Weilun participe. Ling est venue assister à la compétition avec son beau-père. Ils sont là pour l’encourager. Weilun maitrise parfaitement ses enchaînements qu’il réalise devant une foule en délire. Ling et son beau-père l’observent attentivement de façon bienveillante tout en partageant la ferveur de la foule. Weilun remporte la médaille d’or ses parents comme toujours son absent. Tout comme le mari de Ling l’est tout au long de ce film d’Anthony Chen. Ils semblent peu investis.

Ils vont fêter tous trois, cette victoire. Heureux Weilun pause la main sur l’épaule du vieil homme tout en partageant avec lui sa joie. Le beau-père de Ling couvre Weilun d’un regard bienveillant. Pour fêter ça, ils mangent des durians. Ling nourrie son beau-père et s’absente un instant. Tout aussi attentionné, Weilun assure la relève et prend soin du vieil homme avec tendresse. On a l’impression d’assister à une scène de famille. Ling observe la scène de loin attendrie. Dans la voiture elle regarde à l’arrière. Ling voit émue le vieil homme et Weilun endormi côte à côte. Elle jette de nouveau un coup d’œil dans le rétroviseur intérieur, son regard cette fois s’attarde sur Weilun.

Wet Season d ‘Anthony Chen proposé en DVD par Épicentre Films nous dresse le portrait d’une femme, ou de manière plus générale de deux personnes esseulées. Leurs vies vont être bouleversée quand tous deux vont se rapprocher. Weilun et Ling vont entamer une relation ambiguë. Tous deux semblent chercher à combler un vide, se rattacher l’un à l’autre. Le jeune homme de par son attitude envers Ling et son beau-père à la fois attentif, à l’écoute, bienveillant et prévenant est en totale opposition avec le mari. Ce dernier fuit ses responsabilités est froid, agit mécaniquement et ne semble pas éprouver de réels sentiments. Mais dans Wet Season produit par Giraffe Pictures, les personnages se révèlent plus complexes qu’ils ne semblent l’être.

Le jeu des acteurs est aussi à souligner. Ils incarnent à la perfection leurs personnages. J’ai particulièrement été touché par le rôle du beau-père infirme dont l’interprétation est riche en nuances. Le talent des acteurs combiné à celui du réalisateur rend ce film des plus captivants et cela sans qu’il y ai de relâchement. Bien que le Wet Season d’Antony Chen dure deux heures, on ne voit pas le temps passer tant on est happé par cette intrigue des plus émouvantes.

Pour poursuivre votre expérience et en apprendre plus sur Wet Season ce DVD proposé par Épicentre Films comprend entre autres : une rencontre avec le réalisateur, une galerie photo ainsi qu’une biographie et une filmographie du réalisateur.

Partagez le quotidien d’une femme dont la routine va être mise à mal par une rencontre inattendue dans Wet Season.

Intérieur DVD Wet Season d'Anthony Chen. Épicentre Films. Photo: Philippe Lim
Wet Season d’Anthony Chen. Épicentre Films. Photo: Philippe Lim

Wet Season d’Anthony Chen avec Yeo Yann Yann, Koh Jia Ler… Produit par Giraffe Pictures. Durée : 131min. DVD distribué par Épicentre Films. Prix = 19,90€

Pour plus d’information/ vente en ligne: https://www.epicentrefilms.com/

Rédactrice freelance, Pigiste

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