Culture

Retrouvez votre âme d’enfant grâce à AnimeLand et son Encyclopédie des animés des plus complètes

L'Encyclopédie des animés d'AnimeLand. Editions Ynnis. Photo: Philippe Lim
L’Encyclopédie des animés d’AnimeLand. Editions Ynnis. Photo: Philippe Lim

Les nostalgiques ou fans d’animés seront séduit par cette première encyclopédie consacrée aux animés japonais de 1963 à nos jours. Cette dernière nous est proposée par les Editions Ynnis. Elle comporte plusieurs volumes publiés de façon trimestrielle.

AnimeLand signe cette Encyclopédie des animés. Si leur nom ne vous semble pas inconnu rien de plus normal. Ils s’intéressent en profondeur à l’animation japonaise et ce depuis 30 ans. Animeland s’est fixé comme objectif et de ce depuis toujours « de démocratiser l’animation japonaise de la faire connaître au plus grand nombre (…) cependant malgré cette démocratisation longue et féconde nous constatons une méconnaissance de l’histoire et des racines de l’animation japonaises ».

C’est une des raisons pour lesquelles AnimeLand a créé l’Encyclopédie des animés proposée par les Editions Ynnis. Ils y retracent à travers les différents tomes l’histoire de la japonisation de ses débuts à nos jours. Le premier volume de cette Encyclopédie des animés est consacré à la période de 1963 à 1979. Nous retrouvons pour notre plus grand bonheur sur la couverture de cet ouvrage une partie tout au moins des héros de notre enfance dont Goldorak, Albator, Lady Oscar, Astro Boy, Candy, Heidi

AnimeLand nous livre une Encyclopédie des animés des plus riches. Ainsi ce premier tome s’intéresse à 370 productions. Dans cet ouvrage proposé par Les Editions Ynnis, les œuvres sont représentées de façon chronologique.

Les animés sont présentés à travers des fiches détaillées incluant : le titre original et sa version française, sa date de diffusion, son réalisateur, sa date de diffusion… La majorité d’entre elles sont accompagnées d’illustrations. Ces fiches mettent en avant les points clef et atouts des œuvres abordées que ce soient des films, des animés.

De même AnimeLand nous guide tout au long de cette Encyclopédie des animés. Ainsi afin de nous indiquer aux mieux à quel type les œuvres appartiennent, ils utilisent une sélection de pictogrammes. Ils sont des plus facile à comprendre. AnimeLand dans cet ouvrage proposé par les Editions Ynnis définit selon trois types les animés : genre/ univers/public.

Rassurez-vous, on retrouve au début de cette Encyclopédie des animés une légende référençant les différents pictogrammes et leurs sens. Ainsi pour les comédies on aperçoit sur un fond jaune un clown, pour l’horreur une chauve-souris est représentée sur un fond noir. Concernant les Mecha on retrouve sur un fond gris une sorte de main de robot. Cette section se rapporte aux univers dans lesquels interviennent des robots combattants.

Autre genre le Magical girl on voit une baguette sur un fond rose. Pour ce dernier, les récits sont axés autour d’une jeune fille qui avec l’aide de la magie devient une héroïne capable de dénouer des situations critiques. Je vous laisse découvrir et déchiffrer par vous-même les autres pictogrammes.

Cette Encyclopédie des animés d’AnimeLand vous fera aller de surprise en surprise. Enfant du Club Dorothée entre autres comme beaucoup, j’ai découvert à mon plus grand étonnement que certains animés ayant bercé mon enfance datait de cette période. Plus précisément à partir de 1973, mais nous aurons l’occasion d’y revenir plus tard.

Grâce à cette Encyclopédie des animés proposée par les Editions Ynnis nous apprendrons entre autres « que 1963 marque l’entrée de l’animation japonaise dans l’ère moderne ». Cela coïncide avec l’arrivée du célèbre Astro le petit robot.

Comme nous aurons l’occasion de le voir tout au long de cet ouvrage d’AnimeLand les animés se sont inspirés entre autres de manga. Cependant ils ont aussi servi de source d’inspiration aux jeux vidéo, cinéma, objet dérivé….

Intéressons-nous maintenant au cœur du sujet et entamons notre voyage à travers l’espace et le temps à bord de l’Encyclopédie des animés d’AnimeLand. Premier escale 1963. Préparez-vous à être captivé, surpris et à apprendre tout en vous amusant. Je dois vous avouer que pour ma part tout en feuilletant cet ouvrage proposé par les Editions Ynnis je me suis fait une liste d’animés à voir et de livres à lire.

Tout commence en 1963 avec l’arrivée d’Astro Boy tout au moins la première version. Nous apprenons ainsi que « fan d’animation américaine Osamu Tezuka a commencé par faire des manga avant de concrétiser son rêve en fondant le studio Mushi Production. Il adapte lui-même sa série best-seller Astro le petit robot. Cette dernière est conçue comme une version moderne de Pinnochio ».

Idée que l’on retrouve dans le résumé de cet animé : « dans un futur proche où les humains cohabitent avec les robots, le professeur Tenma qui a perdu son fils créé dans l’intention de compenser ce manque Astro. Un enfant robot doté d’émotions humaines ainsi que de supers pouvoirs. Contre toute attente Astro se montre plus humain que les hommes ».

Cette Encyclopédie des animés d’AnimeLand est des plus riche. Elle nous dresse entre autres une histoire des animés, du cinéma des plus enrichissante. Il est intéressant de noter l’influence des séries américaines, dessin-animés, contes de fée…. Ainsi Le prince des pirates est considéré comme la première série de Toei influencée par Sinbad et Peter Pan.

Les fans inconditionnels du cultissime Saint-Seiya se réjouirons de savoir que le personnage principal est interprété par le comédien Totu Furuya alors âgé seulement de 13 ans. Ce dernier a prêté sa voie à Seiya dans Saint Seiya.

De même l’animé Mahou Tsukai Sally est inspiré de Ma Sorcière bien-aimée. Il lance le genre du magical girl. Plus étonnant on trouve un animé inspiré de La Petite maison dans la prairie. D’autres s’inspirent de manga voire de romans.

Concernant ces derniers j’ai été étonné de retrouver des animés de mon enfance que je pensais plus récent dont Rémi sans famille (1977) qui s’éloigne de la trame du roman. Il en va de même pour Heidi (1973) qui a pour source d’inspiration un roman éponyme de Johanna Spyri.

Cet animé rencontrera un grand succès. De plus, sa formule posera les bases des productions de Nippon Animation. Elles s’inscrivent dans le projet World master Piece Theatre. Il s’agit d’adaptations annuelles de classiques de la littérature pour enfants incluant les contes de Perrault et de Grimm. Vous découvrirez de même grâce à l’Encyclopédie des animés d’AnimeLand qu’une partie de ses œuvres ont une portée éducative.

Tout au long de notre lecture de cet ouvrage proposé par les Editions Ynnis, nous sommes amenés à faire un voyage nostalgique au temps de nos jeunes années. Enfant du club Dorothée, je suis allée de surprise en surprise en feuilletant cette Encyclopédie des animés d’AnimeLand. Plus particulièrement concernant la date de diffusion et de création.  

Etant née dans le début des années 80, je n’avais jamais pensé jusqu’alors qu’une partie des animés que je regardais durant mes jeunes années puissent dater des années 70. J’ai donc eu la surprise et le bonheur de retrouver décryptés dans cet ouvrage proposé par les Editions Ynnis certains des héros et dessin-animés de mon enfance.

On peut citer entre autres : Princesse Saphir. Il s’agit d’un conte de fée moderne. « C’est l’un des premier shojo d’Osamu Tezuka proposant une héroïne travestie. L’œuvre inspirera à la fois les figures de (…) comme Lady Oscar, mais aussi les héroïnes masquées ».

J’ai aussi pu y retrouver Les Aventures d’Huckelberry Finn (1976), Calimero (1974). Mais aussi Maya l’abeille (1975) « destiné aux enfants ce programme à succès inclus des phrases pédagogique centré sur les insectes. Cette recherche du réalisme conduit certaines histoires à être dures et tristes ». Notre cher Candy date aussi de cette période plus exactement de 1976.

Pour ma part, le fait de lire cet ouvrage proposé par les Editions Ynnis m’a donné envie de redécouvrir certains animés de mon enfance. Mais surtout de découvrir les manga à leur origine. C’est pourquoi je me suis fait une petite liste en parallèle de ma lecture de cette Encyclopédie des animés d’Animeland.

Cela afin de revoir voire de plonger en immersion totale au cœur des classiques, mais intemporelles : Goldorak (1975), Albator (1978), Galaxy express 999. Ce dernier « amorcera bien avant Gundam le tournant plus adultes que prendra l’animation un an plus tard ». De nos jours, cet animé fait toujours « figure de classique indétrônable au Japon ».

Comme vous aurez l’occasion de le voir tout au long de votre lecture de cet ouvrage proposé par les Editions Ynnis il existe une grande différence entre les titres originaux, leurs traductions et leurs noms tels que nous les connaissons. Dont : Capitaine Futur plus connu en France sous le nom Capitaine Flam. Il deviendra immensément populaire lors de sa diffusion en 1981 en France.

J’ai été plus qu’agréablement surprise en apprenant que les romans fondateurs d’Edmond Hamilton ont largement contribué à créer les codes du space opera. Ils mettent en scène dès 1940 le Capitaine Fortune. Genre dont je suis des plus friandes, je vais m’empresser de chercher certains de ses ouvrages pour en apprendre plus.

Je vous invite à découvrir par vous-même les différentes animés abordés dans cette Encyclopédie des animés d’AnimeLand. La conclusion de cet ouvrage proposé par les Editions Ynnis s’intéresse au boom à l’aube des années 80 du genre.

De même elle semble introduire le prochain volume de cette encyclopédie des plus complète. Je dois vous avouer que j’ai hâte de de le lire. Cela afin de replonger au cœur de ses animés qui ont marqué mes jeunes années.

Plongez en immersion totale au cœur des animés japonais des années 1963 à 1979 grâce au premier volume de l’Encyclopédie des animés

Encyclopédie des animés d’AnimeLand. Editions Ynnis. Prix : 17,95€

Pour plus d’info : https://ynnis-editions.fr/

Rédactrice freelance, Pigiste

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