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Tremblez d’effroi, la mort traque de nouveau les Baskerville dans cette nouvelle enquête de Sherlock Holmes

Sherlock Holmes et la bête des Stapelton de James Lovegrove. Suite du chien des Baskerville. Photo: Philippe Lim
Sherlock Holmes et la bête des Stapelton de James Lovegrove. Photo: Philippe Lim

Après la mort du monstrueux chien des Baskerville et de celle de son maître Jack Stapelton, la quiétude est revenue. Henry Baskerville coule des jours heureux auprès de sa femme et de son jeune fils. Cependant, le malheur et l’horreur vont à nouveau frapper les Baskerville et la lande. Audrey la femme d’Henry est retrouvée vidée de son sang. Une autre créature démoniaque hante à la fois Henry et la lande.

Sherlock Holmes et Watson vont venir lui prêter main forte et résoudre ce mystère. Ils vont être confrontés à l’indicible et à une sombre histoire de vengeance. Il semblerait que Jack Stapleton soit toujours vivant et prêt à tout pour mener sa terrible vengeance.

Surprenant. Envoûtant. Voici les termes qui caractérisent le mieux Sherlock Holmes et la bête des Stapleton de James Lovegrove. Cet auteur spécialiste de Sir Arthur Conan Doyle donne avec ce livre proposé par les Éditions Bragelonne une suite captivante au chien des Baskerville.

J’avais précédemment eu la chance de lire Sherlock Holmes et les monstruosités de Miskatonic de James Lovegrove. Dans cette œuvre, le célèbre détective était confronté pour mon plus grand plaisir à l’univers de Lovecraft.

Sherlock Holmes et la bête des Stapleton proposé par les Éditions Bragelonne commence sur une note douce. Il s’agit plus exactement d’une dédicace dédiée aux passionnés du célèbre détective et de son acolyte. Ainsi « Je dédie respectueusement ce livre à tous les HOLMSIENS et SHERLOCKLIENS en l’honneur de leur admiration passionnée et de leur soutien indéfectible pour les hauts faits du grand détective et de son associé ».

Ce livre proposé par les Éditions Bragelonne se poursuit par un avant-propos du Dr John Watson. Ce dernier sert de narrateur à ce récit. De plus, l’ouvrage nous est introduit comme réel. Plus exactement comme un compte-rendu voire un témoignage de Watson. On peut être tenté d’y voir une chronique suite directe du Chien des Baskerville.

Cette idée est confirmée dès le début de Sherlock Holmes et la bête des Stapelton de James Lovegrove. Ainsi, suite au succès du Chien des Baskerville, Watson se replonge dans ses notes afin d’écrire le récit d’une autre affaire qui a eu lieu presque cinq ans plus tard. Cette dernière est même irrémédiablement liée à la précédente.

Ensuite dans ce livre proposé par les Éditions Bragelonne, Watson introduit à merveille comme un maître de cérémonie le récit. En quelques mots notre attention est captivée. Ainsi « comme vous le verrez cet épisode est plutôt plus macabre et troublant que son prédécesseur. Je vous invite, non sans fierté, mais avec moult préventions à vous plonger dans cette chronique qui a pour titre la bête des Stapelton ».

Cet avant-propos riche de promesses nous met l’eau à la bouche. On a qu’une envie plonger au cœur de cette nouvelle enquête de Sherlock Holmes. Tout au long de cet œuvre de James Lovegrove, il nous faudra être des plus attentif pour relever des indices et ne pas tomber dans les fausses pistes.

L’auteur s’amuse avec les attentes du lecteur via l’emploi du suspens et de multiples rebondissements. Une chose est sûre, on est sûr de rien dans Sherlock Holmes et la bête des Stapleton. De même, la vengeance est au cœur de ce récit et poursuit irrémédiablement les Baskerville.

Comme nous aurons l’occasion de nous en rendre compte tout au long de ce livre proposé par les Éditions Bragelonne le titre des chapitres renvoie à la thématique, au contenu de ce dernier. Watson et bien sûr par son intermédiaire James Lovegrove sait introduire avec brio le suspens, le sujet et lui intimer un rythme.

Ainsi tout commence sur une note de quiétude Watson va rendre une visite de courtoisie à Holmes. Il envisage suite au décès de sa femme de revenir vivre au 221B Baker Street avec Sherlock Holmes. Cependant tout va basculer pour notre plus grand bonheur.

Le titre de ce chapitre comme tous les autres de Sherlock Holmes et la bête des Stapleton nous donne un indice. Concernant celui-ci il s’intitule « contretemps canin ». Ainsi notre cher Watson va être bouleversé par un événement si l’on peut dire anodin. Il va croiser sur sa route un énorme chien noir. Ce dernier semble le charger en grognant avec vivacité.

Nous découvrons dans ce passage de ce livre proposé par les Éditions Bragelonne Watson sous un nouvel angle. Traumatisé par sa précédente aventure sur la lande du Devon où il a été confronté au chien des Baskerville. Watson est marqué, hanté par cette mésaventure et cette créature de cauchemar. L’intrigue du Chien des Baskerville et du sort qu’a subi ce dernier nous est rapidement résumé.

Nous sommes suspendus à la plume de Watson ou plus exactement à celle de James Lovegrove. En une phrase, il nous envoûte. Cela une fois arrivé à destination ou 221B Baker Street « où allait commencer pour moi une autre aventure bien plus remarquable et périlleuse que mon contretemps canin ». On a qu’une envie en savoir plus.

Ce livre proposé par les Éditions Bragelonne nous introduit ensuite deux personnages. A savoir notre cher Sherlock Holmes et un nouveau client le caporal Benjamin Grier. De même, nous allons connaître les grandes lignes de ce qui se trame au cœur de l’intrigue de Sherlock Holmes et la bête des Stapelton.

Ainsi une fois arrivée en présence des deux hommes Watson « espérait que c’est un nouveau client, car rien ne me faisait plus envie que d’aider mon ami dans une nouvelle enquête aussi insolite que les précédentes ». Cependant comme nous aurons l’occasion de nous en rendre compte dans ce nouveau livre de James Lovegrove. Watson va revenir sur ses opinions, tempérer ses ardeurs.

Grier requiert l’aide de Sherlock Holmes et de son acolyte pour une affaire de la plus grande importance. Il ne cesse dans souligner l’urgence « chaque seconde compte ». Son comportement empressé illustre ‘impatience et l’inquiétude qu’il ressent. Holmes pour sa part va faire montre de son talent de déduction.

Dans un premier temps, dans ce livre proposé par les Éditions Bragelonne, James Lovegrove introduit une notion de suspens. Il joue sur les attentes du public. Ainsi Grier reste au début énigmatique.

Il dit que c’est un vieil ami à lui qui a besoin de leur aide, tout en leur en faisant une courte description. Selon Holmes, d’après celle-ci, il « croit pouvoir identifier cette personne ». Ce dont bien sûr nous ne doutons pas.

Dans ce passage de Sherlock Holmes et la bête des Stapeltons nous sommes captivés par une phrase énigmatique, mais surtout lourde de menace. « Malheureusement, monsieur il est de nouveau frappé par un drame similaire. Mais cette fois-ci le problème est bien plus grave ».

James Lovegrove dans ce livre proposé par les Éditions Bragelonne développe un peu plus la relation entre les deux amis. Dans celle-ci, on note une bonne dose d’ironie, de complicité, de taquinerie. Cela n’est pas toujours au goût de Watson qui en fait souvent les frais. Ainsi « je dois vous avouer que je suis dans le flou » /« C’est un état constant chez vous Watson lança Holmes malicieux ».

Petit à petit dans cette partie de Sherlock Holmes et la bête des Stapelton des indices nous guident vers la révélation finale concernant l’identité de cet ami en danger. Ainsi « auriez-vous oublié nos aventures de l’année 89 sur la lande de Dartmoor ». « Je sais très bien que vous avez pris des notes copieuses sur l’affaire et de votre aveu vous avez la ferme intention un jour ou l’autre sans d’en tirer un récit en vue de le publier ».

A ces mots Watson trouve tout comme nous que la mésaventure lui étant arrivée plutôt semble être « une coïncidence tout à fait insolite ». Car comme nous le découvrons peu de temps après l’ami de Grier n’est autre qu’Henry Baskerville.

Selon Grier dans ce passage de Sherlock Holmes et la bête des Stapelton de James Lovegrove ce n’est plus uniquement la vie de son ami qui est en danger, mais aussi sa santé mentale. D’où l’urgence de se mettre de suite en route voire plus particulièrement au travail. La malédiction des Baskerville frappe de nouveau.

Dans ce livre proposé par les Éditions Bragelonne Grier introduit le cœur du sujet. En perm le caporal a décidé de rendre visite à son ami qui semble couler des jours heureux. Henry donnait l’impression d’avoir laissé derrière lui l’histoire du chien et de Jack Stapelton. « Mais comme les choses changent en un instant ! Que le désastre à tendance à frapper quand on s’y attend le moins ». De même, nous apprenons la raison pour laquelle Grier requiert l’aide des deux hommes. Henry ne tarit pas déloge sur Holmes et Watson. « Il est évident qu’il vous doit la vie à tous deux ».

James Lovegrove nous dépeint à merveille le ressenti de Grier dont le voyage était assombrie par de sombres présages. Cela n’annonce rien de bon à part pour nous. Ainsi, tout au long de son trajet, il avait « d’étranges pressentiments. Pressentiments dont l’intensité augmentait à mesure que je m’enfonçais dans les terres ».

Cela est renforcé par la nature hostile et le terrain que Grier traverse qui « se fit plus sauvage et étrangement plus sinistre ». On ressent un sentiment d’oppression. Cette impression est renforcée par les propos de Grier « une partie de moi était convaincue qu’un désastre m’attendait et malheureusement la suite allait me donner raison ».

Arrivée à destination étrangement personne ne l’accueil. Grier n’aura pas besoin d’attendre longtemps pour découvrir que le malheur a de nouveau frappé les Baskerville. La femme d’Henry a été tuée et a eu une mort horrible. Ainsi des rumeurs courent. La seule explication vu l’état du corps est que c’est l’œuvre d’un monstre.

On retrouve et cela ne sera pas la seule fois dans ce livre proposé par les Éditions Bragelonne une figure de mise en garde. Ainsi le guichetier lui dit « il ne valait mieux pas aller à Baskerville Hall (…) Puis il me conseilla de repartir (…) ».

Grier finit par s’y rendre à pied et ressasse ce qu’Henry lui a écrit. A savoir l’idée selon laquelle la croyance populaire tenait les Baskerville pour maudit. Cependant Grier doit se rendre à l’évidence « il m’apparut (…) que la malédiction des Baskerville était peut être réelle. Audrey ne serait alors que sa dernière victime en date ».

Face à la description du manoir dans ce livre proposé par les Éditions Bragelonne je n’ai pu m’empêcher de penser au roman gothique voire à la Chute de la maison Usher. Ainsi le «manoir est une énorme bâtisse sinistre (…) à l’air maussade ». Ce lieu est ancien, austère, à l’écart.

C’est à ce moment précis de Sherlock Holmes et la bête des Stapelton que nous allons basculer dans la folie, l’horreur qui planent autour des Baskerville. De nouveau dans ce livre de James Lovegrove, on retrouve une figure de mise en garde.

Celle-ci est émise par le majordome qui quitte les lieux tout comme la gouvernante. « Mais je vous préviens tel qu’il est maintenant c’est un danger pour tout le monde et d’abord pour lui-même. En entrant à Baskerville Hall, vous mettez votre vie en danger ». La mort rôde dans les parages de ce manoir et des Baskerville. De même, la folie n’est pas loin.

Bien sûr Grier n’en tient pas compte, mais ressent une légère appréhension. Arrivée à destination, il n’est pas au bout de ses surprises. L’accueil qu’il reçoit n’est pas celui auquel Grier s’attendait. Ainsi les paroles de bienvenue, si l’on peut dire, sont teintées de menace et de mise en garde. « Pars pour ton bien ? (…) tant que tu seras en ma compagnie tu courras un danger ». « Tu t’exposes à chaque minute que tu passes sur mon domaine. Plus vite tu partiras, plus vite tu seras en sécurité ». Ces paroles sont accompagnées d’un coup de feu.

A ce moment précis de ce livre proposé par les Éditions Bragelonne, la malédiction des Baskerville plane de nouveau sur eux. L’atmosphère est lourde de menace, le danger est proche. Henry Baskerville nous apparaît déstabilisé au bord de la folie.

Face à cette situation Grier a pensé à demander l’aide d’Holmes. Ainsi « non seulement vous êtes connus dans le monde entier pour résoudre des énigmes insolubles, mais en plus vous avez déjà eu affaire à Henry et à Baskerville Hall. Tout à coup, il m’est apparu que vous êtes l’homme de la situation ».

Au cours de notre lecture de Sherlock Holmes et la bête des Stapleton de James Lovegrove, on assiste à une opposition des plus flagrantes entre Grier et Holmes. Ainsi, le premier nous apparaît comme un homme plein de bonhomie, d’humour et ayant l’esprit ouvert. Tandis qu’Holmes égale à lui-même est cartésien, froid, précis.

Tous deux forment pourtant dans ce livre proposé par les Éditions Bragelonne un duo d’enfer à qui l’on doit entre autres de bons moments d’humour. Ainsi face à l’horreur du crime à savoir la femme d’Henry vidée de son sang. Grier ne rejette pas le surnaturel quant à l’identité possible d’un genre d’animal vampire, une créature de cauchemar.

Holmes pour sa part reste sceptique. Il rationalise les faits, constate, analyse. Cependant le détective concède que « ces événements demeurent fascinants ». Pour lui « les événements dramatiques et éprouvants datant d’il y a 5 ans associés à la mort de sa femme peuvent donner à Henry la sensation que sa vie et celle de son fils sont en danger ». De plus, il ne faut pas ignorer non plus qu’il y a plusieurs cas de démence dans sa famille.

Holmes est prêt à partir immédiatement et demande à Watson « s’il est prêt à retourner dans le Dartmoor pour affronter une autre bête tueuse en maraude aux origines apparemment étrange ». Contre tout attente à ce moment précis de Sherlock Holmes et la bête des Stapeton de James Lovegrove Watson décline tout au moins dans un premier temps l’offre. Il est toujours traumatisé par sa confrontation avec le chien des Baskerville et avec son maître Stapelton. De plus, il souligne le lien qui lie ce dernier aux Baskerville.

L’intrigue, son dénouement et le suspens sont menés avec brio pas James Lovegrove dans ce livre proposé par les Éditions Bragelonne. La deuxième partie se rapporte au retour d’Holmes. Ce dernier s’amuse de Watson, tout comme l’auteur à nos dépens. Ainsi le détective commence son récit par « vous avez hâte de savoir ? » en s’adressant à son acolyte. Ce dernier acquiesce. Il n’est pas le seul, nous avons qu’une envie savoir ce qui s’est passé.

Taquin le détective ajoute : « permettez-moi de prendre exemple sur vous. Au lieu de vous révéler tout d’un coup ce qui serait la solution la plus simple. Je vais imiter le style de vos histoires en vous donnant les infos petit à petit et dans l’ordre chronologique. Chacun son tour ». Watson trop curieux d’entendre ce récit prend la mouche.

Puis Sherlock Holmes et la bête des Stapelton entre dans le vif du sujet à grand renfort de suspens et de jeu sur les attentes du public. Nous sommes pendus à la plume de James Lovegrove tout comme Watson aux lèvres de Holmes.

Ce dernier s’en amuse à nouveau « Patience mon vieux. N‘oubliez pas que j’imite la structure de vos récits. Il ne faudrait pas que je vous donne toutes les réponses d’un coup. Que faîtes vous du suspens ? ».

Nous suivons donc avec passion le récit que fait Holmes de son enquête. Comme nous aurons l’occasion de le constater dans ce livre proposé par les Éditions Bragelonne « l’arme la plus puissante » de Holmes c’est son cerveau et il va en faire usage avec brio comme toujours.

Tout au long de ce récit et de Sherlock Holmes et la bête des Stapleton de James Lovegrove on va de rebondissements en rebondissements. De même, tous comme Holmes nous seront confrontés à de multiples pistes et devrons démêler le vrai du faux. Dans l’ombre des Baskerville rôde toujours la menace de Stapelton et de sa vengeance.

Watson piqué au vif, curieux voire jaloux du duo Grier Holmes décide de se joindre à l’aventure. Le drame s’attache aux pas de Baskerville. Il ne semble pas vouloir les lâcher mettant à rude épreuve Sherlock Holmes et Watson dans une enquête des plus haletante et bien rythmée.

Faites front avec Watson et Holmes pour venir à bout de la malédiction des Baskerville grâce à James Lovegrove

Sherlock Holmes et la bête des Stapleton de James Lovegrove. Éditions Bragelonne. Prix : 25€

Pour plus d’information : https://www.bragelonne.fr/

Rédactrice freelance, Pigiste

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