Culture

Voyagez au cœur du cinéma fantastique français de ses débuts jusqu’aux années 70 grâce à la Cinémathèque française

L’Ecrin du Radjah (1906) © Pathé Distribution.

Jusqu’au 18 mai, la Cinémathèque française vous propose une rétrospective composée d’une trentaine de films. La sélection s’étend du cinéma muet (1900) à des œuvres plus contemporaines datant des années 70.

Pénétrez dans un univers merveilleux où la frontière entre la réalité et le rêve est bien mince et semble parfois inexistante. Loin des films d’horreur qui de nos jours connaissent un grand succès avec leurs effets gores et leurs créatures monstrueuses, ce cinéma fantastique vous fait rencontrer des êtres surnaturelles plus ou moins bienveillant. Fantômes, revenants en tout genre, sorcières, magiciennes, fées, démons et autres créatures merveilleuses sont invoquées pour vous immerger dans un monde où tout est possible et où l’inquiétante étrangeté trouve son incarnation.

Grâce à Cinémathèque française vous pourrez découvrir ou de redécouvrir des chefs-d’œuvre du genre, à travers des films restaurés projetés dans le même état d’esprit que lors de leur première diffusion. Avis aux amateurs, le 26 avril et 5 mai, vous aurez le plaisir de voir une des œuvres du père des effets spéciaux Georges Méliès Le Déshabillage impossible.

Le cinéma fantastique français se repait de nos peurs primales et de nos tabous en prenant pour base la littérature. Certains films ou animations projetés s’inspirent entre autres: de contes (Le Chat botté, Barbe-Bleue,…), de feuilletons populaires et de littérature fantastique dite décadente avec ses œuvres morbides et cruelles (La Main basée sur un récit de Guy de Maupassant,…). Plusieurs cycles vous sont proposés afin de séduire les accrocs du fantastique français, de vous en faire découvrir différents aspects ou de vous guider dans vos choix: Animations fantastiques, Contes, Revenants et fantômes, Savants fous et personnages maléfiques, Sorciers et sorcières, Magie et magiciens, Rêves et cauchemars, Aventures sidérales.

Des musiciens accompagnent quelques-unes des œuvres. Vous aurez le plaisir comme je l’ai eu lors de l’ouverture de les voir jouer en live de la projection. Je dois avouer que ces Fantaisies en musiques regroupant plusieurs films ont réussi à me charmer. Les court-métrage associés au talent d’un jeune Trio le Rémi Fox Trio, nous immergent dans le passé: on retrouve les conditions des premières projections. Au temps du muet, des musiciens jouaient dans la salle comme fond sonore ou pour ponctuer l’action.

Loin d’être effrayés comme auparavant, le public s’émerveille et ne reste pas insensible aux charmes de ces films. Il une part d’enfance. Les spectateurs sont parfois amusés par les effets spéciaux kitch (flou, surimpression, dédoublement, ralenti, couleurs saturées,..). Certains films dont La Main d’Edouard Emile-Violet par leur aura angoissant et la théâtralité du jeu des acteurs rappel d’autres œuvres fantastiques ou d’épouvantes mettant en scène Boris Karloff, Vincent Price et Christopher Lee.

Cette rétrospective repose sur la collaboration avec d’autre pays. Les fans d’Orson Welles auront le plaisir de le retrouver dans une adaptation de Malpertuis réalisé par Kumel. Cet acteur de grand génie avait créé le trouble avec un canular, en annonçant à la radio une invasion extraterrestre. Une autre figure clé, l’inoubliable interprète de Dracula Christopher Lee apparait dans Les Mains d’Orlac d’Edmond T. Greville.

La Cinémathèque française vous fera succomber à l’ambiance surnaturelle du cinéma fantastique français et de ses trésors.

Pour plus de renseignements: https://www.cinematheque.fr/cycle/le-cinema-fantastique-francais-151.html

Rédactrice freelance, Pigiste

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