Culture

Tremblez d’effroi devant les éprouvants portraits de femmes de Serial Killeuses

Serial Killeuses de Virginia Ennor. Editions Hugo Doc. Photo: Philippe Lim
Serial Killeuses de Virginia Ennor. Editions Hugo Doc. Photo: Philippe Lim

Troublant. Captivant. Effrayant. Voici les termes qui caractérisent le mieux ce livre de Virginia Ennor proposé par les Éditions Hugo Doc. L’auteur dans Serial Killeuses nous dresse les portraits terrifiants de 11 femmes. Ce livre nous pose la question suivante : sont-elles pires que les hommes ?

Bien que ces meurtrières existent peu d’ouvrages leurs sont consacrés. Pourtant « même si leur mode opératoire est souvent moins sanguinaire que celui des tueurs (…) leurs crimes n’en demeurent pas moins effroyables ». Virginia Ennor dans Serial Killeuses proposé par les Éditions Hugo Doc nous livre les portraits détaillés de 11 des pires tueuses en série. Cela bien sûr tout en laissait une large place aux victimes.

La préface signée par Caroline Constant est des plus intéressante. Elle y expose quelques points communs propres aux serial killeuses dont : le côté méthodique de leurs actes, elles massacrent souvent leurs proches, de même que la discrétion. Ces tueuses emploient souvent soit le poison soit la torture.

Ces femmes tuent plus ou moins dans l’ombre. Cependant tout au long de notre lecture de Serial Killeuses proposé par les Éditions Hugo Doc. On peut être tenté de se demander si les gens qui les entourent ne font pas souvent l’autruche. « Elles tuent silencieusement et on détourne le regard ».

Virginia Ennor a mené une enquête rigoureuse bien documentée sans aucune complaisance. Son style est facile à lire. On trouve de même des apartés où elle nous livre ses pensées ou nous donne des explications supplémentaires. Nous sommes captivés par les différents portraits dressés par Virgina Ennor dans Serial Killeuses. Suivons maintenant l’auteur de ce livre proposé par les Éditions Hugo Doc au cœur des ténèbres où des êtres monstrueux à l’aspect normal rôdent. Chacun des portraits des serial killeuses est introduit par son nom et une photo.

Nous sommes invités dans un premier temps à entamer notre plongée dans l’horreur en faisant connaissance avec Thérésa Jimmie Knorr. A chaque fois dans ce livre proposé par les Éditions Hugo Doc, les faits nous sont rapportés sans filtre. Souvent comme ici, ils sont choquants, horrifiants voire cruels.

Dans ce portrait d’une des serial killeuses tout a commencé par l’appel en panique d’une jeune fille. Cette dernière accuse sa mère Thérésa Knorr d’avoir assassiné quelques années auparavant ses deux sœurs. C’est ainsi que va commencer la plongée au cœur de l’enfer.

Virginia Ennor s ‘adresse à nous via des apartés pour définir des expressions ou exprimer sa façon de penser toujours dans un style facile à lire. Ainsi l’on découvre concernant « le cas Jane Doe #485884. Jane Doe (Joe pour un homme) est une expression anglaise pour désigner une personne non identifiée. En l’occurrence, elle est suivie d’un numéro de dossier et de l’année de découverte du corps ».

Serial Killeuses proposé par les Éditions Hugo Doc est un livre des plus complet, structuré sorte d’étude de cas. Il s’intéresse à ces monstres humains trop peu connus et qui parfois se cachent sous notre nez : les tueuses en série. Chaque section se compose de sous-parties afin de nous offrir un portrait détaillé des tueuses. Tout commence par une biographie.

Le brio de Virginia Ennor est de débuter chaque chapitre par une phrase d’accroche qui résume bien la suite, mais qui surtout captive le lecteur. Vous retrouverez chacune de ces citations en situation dans le texte. Ainsi concernant Thérésa Jimmie Knorr « Je peux vous dire que Thérésa était manipulatrice et une sale petite égoïste ».

Dans ce même chapitre, nous apprendrons que « c’est dans sa nature : Thérésa veut être la plus séduisante, le centre de la terre. Il en sera ainsi tout au long de sa vie. Elle deviendra ainsi démesurément jalouse de ses filles ». Voici ici plus qu’un indice sur le mobile de cette femme terrifiante qui possède toutes les qualités. Elle est extrêmement possessive, jalouse, cupide, manipulatrice, mais surtout cruelle.

Malheureusement comme beaucoup de ses terribles consœurs dans Serial Killeuses Thérésa n’a pas la tête de l’emploi. Comme le dit si bien la phrase d’accroche du second chapitre lui étant consacré dans ce livre proposé par les Éditions Hugo Doc « les assassins n’ont pas tous la même tête que la sorcière du film de Blanche Neige ».

Bien au contraire, Thérésa est jolie et sait jouer de ses charmes pour s’attirer la sympathie. Ainsi Thérésa arrive à échapper à la justice car son joli minois. Le fait qu’elle soit enceinte et qu’elle joue bien la comédie fait que le jury éprouve de la sympathie pour elle et cela malgré les témoignages. « Ils le regretteront amèrement 30 ans plus tard ». Elle était alors accusée d’avoir tué son mari.

Virginia Ennor nous donne parfois ses réflexions à vif dans Serial Killeuses. Souvent on ne peut qu’être d’accord avec elle. Ainsi une fois le verdict annoncé selon Thérésa la première chose dont elle a envie « c’est de récupérer mon bébé ». « Sauf que la première chose qu’elle a récupéré c’est le fusil qu’elle a utilisé pour buter son mari ». Sombre présage.

Au fil du temps elle devient de plus en plus paranoïaque et de plus en plus démente. Thérésa haït ses filles de plus en plus viscéralement, car elles sont extrêmement charmantes ce qui la rend folle de jalousie. Les mauvais traitements vont commencer et vont aller en s’empirant.

On ne peut que se demander tout comme l’auteur et cela à de multiples reprises dans Serial Killeuses aux Éditions Hugo Doc comment cela a-t-il pu passer inaperçu ? Comme souvent dans ce livre de Virginia Ennor les gens n’ont rien vu. Ils ont fait l’autruche ou se sont aveuglés. Ils ont détourné leur regard « si les travailleurs sociaux s’étaient donné la peine ne serait-ce que d’interroger les professeurs ils auraient su que ceux-ci (les enfants) étaient mal nourrir, sans parler des nombreuses absences ».

L’horreur, la folie va en s’intensifiant jusqu’à son paroxysme sans que personne ne se doute de rien. Chaque partie de ses portraits de Serial Killeuses proposée par les Éditions Hugo Doc se conclut par une section « que sont-ils devenus ? ». Malheureusement dans la majorité des cas les victimes ou plutôt survivants ne s’en sont pas sortie totalement indemne. Certains sont marqués à vie et ont connu une fin tragique.

Notre voyage au cœur de l’horreur se poursuit avec le portrait de Dorothea Montalvo Puente. Une logeuse qui bénéficiait d’une bonne réputation. Elle accueillait des gens en situation précaire lui ayant été envoyés par des associations.

Cela va changer à cause d’une disparition de trop. Selon de sombres rumeurs : Dorothea enterrait ses locataires sous son potager. Il va s’ensuivre d’effroyables découvertes au cours de la fouille. Ils vont littéralement tomber sur un os ou plus exactement sur plusieurs.

Tout comme la première tueuse en série abordée, Dorothea est une menteuse pathologique. Cette dernière est qualifiée comme étant « l’une des tueuses en série parmi les plus tordus du XXIe siècle ». De nouveau dans ce livre proposé par les Éditions Hugo Doc, nous avons affaire à une personne manipulatrice qui s’adonne à des malversations, à des falsifications de chèques et des vols. Dorothea cherche des personnes facilement manipulables afin de les escroquer. Elle réalise qu’il est beaucoup plus facile de dépouiller des personnes dans ces vapes. Puis sa méthode va changer radicalement.

Suspectée. Elle va changer de nom et de tactique Dorothea va tous les éliminer et chez elle, car s’est plus discret. En 1987, elle se lance dans de grands travaux. Comme nous avons pu te voir précédemment dans Serial Killeuses de Virgina Ennor, Dorothea agit en toute discrétion sous le regard des voisins qui ne se doute de rien. Cependant ce n’est pas totalement vrai. Dans ce cas-ci, les voisins ont souvent fait des réclamations à l’administration concernant les odeurs insoutenables provenant de son jardin. Elles sont toutes restées sans réponse.

Certaines des histoires abordées dans ce livre proposé par Les Éditions Hugo Doc ont servi de sources d’inspiration entre autres pour des films et livres. Certaines des serial killeuses ont des t-shirts, tasses ou autres produit dérivés à leurs effigies. Je vous conseille concernant la tentation du mal et notre intérêt pour les figures du mal voire plus particulièrement les tueurs en série de lire le premier numéro de Fantask.

Poursuivons maintenant notre odyssée au cœur des ténèbres avec cette fois un couple Rosemary et Fred West. Cette section des plus éprouvante nous plonge dans une histoire effroyable d’inceste, de violence physique, de torture et de meurtres. Ils ont créé une chambre de torture chez eux. D’une grande perversion, ce couple ne s’en prend pas qu’aux membres de leur famille.

Virginia Ennor nous dresse dans un premier temps dans Serial Killeuses le portrait de Rosemary West tour à tour dévergondée, mythomane et manipulatrice. Tout commence par une courte biographe tout comme pour les autres tueuses en série abordée. Suivie de celle de son complice. Effroyables à la fois tordus et pervers, ils vont faire vivre un véritable enfer à leurs enfants entre autres. Les témoignages vont plonger les enquêteurs ainsi que les lecteurs dans l’effroi.

A nouveau dans ce livre proposé par les Éditions Hugo Doc tous se passe sans que personne ne s’en rende compte. Cela bien qu’Heather une de leur fille se soit confiée à une de ses amies. Cette dernière en a parlé à sa mère qui ne l’a pas cru, car son mari est l’un des meilleurs amis de Fred.

On peut aussi se demander ce qui se serait passé si on avait écouté ou pris au sérieux les enfants. Ainsi un travailleur social confie à Hazel Savage enquêtrice que les enfants ont à plusieurs reprises évoqués comme une blague familiale le fait que « Heather serait enterrée sous le patio ». Allégation jamais vérifiée et qui aurait pu changer beaucoup de choses.

Virginia Ennor dans Serial Killeuses nous livre sans filtre différentes incarnations du mal à l’état pur qui ont pu agir sans que personne sans doute, impunément et cela pendant longtemps. Pour la majorité des serial killeuses abordée dans ce livre proposé par les Éditions Hugo Doc elles sont pour la plupart manipulatrice. Ces femmes savaient ce qu’elles voulaient et étaient prêtes à tous pour l’avoir.

Vous trouverez aussi dans ces portraits de femmes voire plutôt de monstres Joanna Christine Dennehy une des tueuses en série les plus dangereuse d’Angleterre. Elle tue pour s’amuser. Serial Killeuses de Virginia Ennor nous amène à parcourir le monde pour rencontrer ses tueuses en série implacables. Ces femmes effroyables incarnent différentes formes du mal.

Elles tuent leur proche, pour l’argent, par jalousie ou par syndrome de Münchhausen par procuration. Une chose est sûre à chaque fois  ces femmes tuent de sang-froid et sans pitié. Parfois des doutes et des mises en garde ont été émis à leur encontre mais personne n’en a tenu compte. Car qui se méfierai ou se méfie d’une femme encore plus quand elle est jolie ou prévenante.

Ainsi Genene Ann Jones une jeune infirmière autour de qui les arrêts respiratoires se multiplient tuant ou causant d’effroyables effets secondaires à ses victimes. C’est une tueuse d’enfants. Certaines de ses victimes survivantes nous livrent dans cet ouvrage proposé par les Éditions Hugo Doc des témoignages poignants. Il y en aura plusieurs tout au long de ces portraits de femmes monstrueuses.

Pour cette tueuse les rumeurs ont été étouffées pour éviter de faire une mauvaise publicité à l’hôpital où elle travaillait. De même et ce pour son plus grand malheur, la jeune pédiatre qui va l’engager dans son cabinet n’a pas tenu compte des rumeurs et des mises en garde. Dont celles rapportées par l’un des docteurs de son ancien lieu de travail selon lesquelles Genene Ann Jones tuerait des enfants en les empoisonnants. Bien mal lui en pris.

Parmi les Serial Killeuses abordées par Virginia Ennor on peut citer la très célèbre Aileen Wuornos. Une des rares abordée à avoir connu une enfance difficile. Comme quoi cela n’est pas forcément à la base de leur folie meurtrière. Charlize Theron a joué son rôle dans le film Monster. Elle aussi avant ou en même temps que les meurtres c’est adonné au vol et détournement de chèque. Ainsi que tout au moins pour elle a la prostitution.

 Serial Killeuses de Virginia Ennor est un livre des plus captivant. Il n’est peut-être pas à mettre entre toutes les mains. Tant les sujets abordés sont parfois à la limite du soutenable. Cependant même s’ils sont abordés sans filtre, ils le sont toujours sans avoir recours à un excès de gore sans en faire trop.

Le style facile à lire tout comme les sujets abordés captivent l’attention du lecteur. Ce dernier entame une plongée au cœur des ténèbres sur un sujet peu connu, car les serial killer sont au-devant de la scène, mais il ne faut pas oublier les Serial Killeuses.

Comme le fait si bien remarquer ce livre proposé par les Éditions Hugo Doc « le nombre de tueuses en série est sous-évalué, car certains de leurs meurtres passent souvent pour des morts naturelles » ou tout au moins passent inaperçus. Vous découvrez aussi que nous ne sommes pas en reste. La France est le pays « qui tue ses bébés avec pas moins de huit infanticides en série, mais c’est aussi celui où on tue les papy et mamies »

Faites connaissance avec des figures du mal peu connues dans Serial Killeuses

Serial Killeuses de Virginia Ennor Éditions Hugo Doc. Prix 19,95 €.

Pour plus d’info : https://www.hugoetcie.fr/

Rédactrice freelance, Pigiste

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