Culture

Participez aux côtés d’Eve Dallas à une enquête déroutante à la mécanique bien huilée dans les Cicatrices du crime

Les Cicatrices du crime une nouvelle enquête du lieutenant Eve Dallas. Nora Roberts. Éditions J’ai Lu. Photo: Philippe Lim
Les Cicatrices du crime une nouvelle enquête du lieutenant Eve Dallas. Nora Roberts. Éditions J’ai Lu. Photo: Philippe Lim

Le cadavre d’une jeune femme est retrouvé sur en banc dans un parc d’enfants. Elle est des plus apprêtée. Sur un bout de papier est inscrit « Méchante maman ». Le lieutenant Eve Dallas va mener l’enquête. Une course contre la montre est lancée. Le tueur en quête de sa maman a enlevé d’autres femmes…

Déroutant. Palpitant. Voici les termes qui caractérisent le mieux les Cicatrices du crime de Nora Roberts. Ce thriller proposé par les Éditions J’ai Lu nous entraîne dans une enquête déstabilisante. Celle-ci nous invite à faire de constants allers-retours dans la chronologie afin d’étudier les Cicatrices du crime.

Car c’est bien le passé du tueur qui va être à l’origine des évènements actuels. Le tueur a vécu une enfance traumatisante qui a influencé ses actes suite à un déclic. Eve Dallas va devoir aller au-delà de la sienne pour élucider cette enquête avant qu’il ne soit top tard.

Le brio de Nora Roberts dans ce livre proposé par lesÉditions J’ai Lu est de multiplier les points de vue et les époques. Nous avons accès aux pensées des protagonistes au cœur des différentes parties. Les Cicatrices du crime commencent au cœur de l’action.

Nous sommes amenés à faire un retour en arrière. On est dans le passé. Nora Robert nous convie dans un premier temps à faire connaissance avec une jeune femme sur les sentiers de la perdition. On a accès à ses pensées. Elle est perdue, troublée en bout de course. La jeune femme est une droguée. Elle se prostitue et a un enfant à charge.

Durant ce passage de ce livre proposé par les Éditions J’ai Lu la jeune femme est désabusée désespérée. Elle a des tendances suicidaires. Ainsi la jeune femme en vient à penser « les choses ne s’arrangeaient jamais. Elle avait fini par l’accepter. Mais avant cela elle devait décider si elle allait ou non emporter son petit avec elle ». Déprimée, suicidaire elle est assez incohérente dans ses pensées. La jeune femme a décidé de mettre fin à ses jours.

A la fois mère curieuse et désabusée voire surmenée elle se cherche des excuses « son gamin était la seule chose au monde qui soit complètement à elle » pensée des plus égoïste. De plus « elle avait fait de son mieux, mais ça n’avait jamais suffit. Elle n’était jamais au niveau ». La jeune femme poursuit « et le petit n’était pas un cadeau ». « Ce qui ne l’empêchait pas de l’aimer ce petit merdeux. Et il lui rendait bien ».

Désabusée, au bout du rouleau la jeune femme poursuit dans une sorte d’auto-apitoiement « Elle voyait autrefois la maternité comme quelque chose de sacré (…). Ce qu’elle avait constaté c’est que ce n’était qu’une suite ininterrompue de corvées, d’engagements de déceptions. Et elle n’était pas à la hauteur comme tout le monde lui avait répété tout au long de sa vie ».

On assiste aux caprices de l’enfant « je veux un jus d’orange, c’est ce que je veux. T’es une méchante maman / Ne dit pas ça. Dis pas des choses comme ça tu sais que ça me fait mal / Méchante maman / Méchante maman / J’ai soif ». Finalement la jeune femme ne peut se résoudre à entraîner « son bébé chéri » avec elle et l’abandonne.

Au chapitre suivant des Cicatrices du crime de Nora Roberts on assiste à un retour dans le présent. Soit le futur pour nous comme nous aurons l’occasion de nous en rendre compte tout au long de ce livre proposé par les Éditions J’ai Lu.

Dans cette partie, nous sommes amenés à faire connaissance avec Mary Kate. Nous ressentons de l’empathie pour cette jeune femme en fâcheuse posture. Mary Kate est d’une force de caractère exceptionnelle comme nous aurons l’occasion de le découvrir. Elle est troublée, mais reste concentrée, déterminée et observatrice.

Ainsi « il fallait qu’elle se souvienne de qui elle était d’où elle venait et de ce qui constituait sa vie. C’était crucial parce que parfois, il lui semblait déformé, décalé et commençait à croire ce qu’il lui rapportai ». Bien malgré elle et pour son plus grand malheur Mary Kate se trouve dans « un vrai scénario de film d’horreur ».

Durant ce passage des Cicatrices du crime de Nora Roberts la tension et des plus palpable. La jeune femme est séquestrée dans un sous-sol. Elle est aux mains d’un homme avec « son air d’oncle intello au teint pâle ». Cependant c’est sous-estimer Mary Kate et son instinct de survie et ce bien qu’elle se retrouve plongée au cœur de l’enfer.

Nous assistons à leur confrontation des plus inquiétantes et aux propos de l’homme des plus troublants. « Je sais que ça ne va pas fort mais je vais prendre soin de toi. Après c’est toi qui t’occuperas de moi. C’est ce que font les mamans. Elle s’occupe de leur petit garçon. (…). Je t’ai cherché partout longtemps. Maintenant que t’es là on va être enfin ensemble et tu pourras être une gentille maman ».

Ce passage des Cicatrices du crime de Nora Roberts est déstabilisant. Il nous plonge au cœur de la folie. L’homme nous apparaît dans toute sa dualité et sa démence. Des fois, il « lui parlait avec la voix d’un homme raisonnable et d’autres avec une voix plus nasillarde enfantine ».

On ressent de l’empathie pour Mary Kate ainsi que de l’admiration face à son instinct de survie. De plus nous apprenons des informations des plus inquiétantes. Ainsi « J’en ai trouvé 3. Un chiffre qui porte chance. L’une d’elles sera la bonne ». Mary Kate est des plus réactive et son instinct de survie des plus développé.

Bien que paniquée quand elle voit réapparaître l’homme couvert de sang. La jeune femme reste maîtresse d’elle-même. Elle tente de mettre toutes les chances de son côté. « Au mon bébé chéri j’ai entendu du bruit et cru que quelqu’un s’en prenait à toi. Quelqu’un a fait du tort à mon bébé chéri ». A ces mots l’homme répond d’un ton des plus sombre. « Elle a fait semblant d’être ma maman, mais ce n’était pas elle. Elle m’a traité de tous les noms. Elle a essayé de m’attaquer (…) mais c’est moi qui lui ai fait du mal ».

Ces propos se finissent sur une note menaçante sorte de mise en garde qui nous fait douter de sa démence ou du degré de celle-ci. « Elle a menti et est en enfer maintenant. Souviens-toi de ce qui arrive quand on ment (…). Peut-être que tu seras la bonne ». Cependant Mary Kate nous apparaît dans toute sa force. Elle ne se démonte pas et tente d’entrer dans son jeu. Sans succès tout au moins au début.

Ce livre proposé par les Éditions J’ai Lu se poursuit avec le point de vue de l’homme lui-même. Ce dernier nous apparaît froid, calculateur, dément, mais surtout à la recherche de l’incarnation parfaite de sa gentille maman. Mais attention aux méchantes mamans ou aux menteuses…

« Il avait un plan. Il avait toujours un plan (…) c’était un homme méticuleux (…) ». L’homme met en scène le corps avec une note afin de faire savoir ce qu’elle était « Méchante maman ». On en apprend un peu plus sur lui, mais par touches.

Le brio de Nora Roberts dans ce livre proposé par les Éditions J’ai Lu est de jouer sur les attentes des lecteurs. On est suspendu à sa plume et à l’intrigue. Nous avons hâte d’en savoir plus. Ce que l’on devine jusque-là c’est que le titre donne le ton du livre les Cicatrices du crime ou plutôt du passé. Nous irons de rebondissements en rebondissements. De plus les fausses pistes sont multiples.

Au chapitre suivant de ce livre proposé par les Éditions J’ai Lu nous retrouvons le lieutenant Eve Dallas et sa coéquipière Peabody sur les lieux du crime. Tous ont bien conscience que le tueur a une image en tête. Il veut recréer sa mère.

Cependant Eve Dallas souligne dès le début les limites de cette réflexion « ce n’est pas sa vraie mère. Elle ne ce n’est pas comporté comme il le fallait, ne lui a pas donné ce qu’il attendait. Pas la hauteur de l’originale. Le meurtre était la seule issue possible (…) et ce dès le début ». Quand Peabody veut savoir pourquoi.

Eve Dallas répond « parce qu’il est totalement dérangé (…). Personne ne peut faire ça sans être frappadingue (…). La folie finit toujours par vous rattraper malgré vos tentatives pour la contrôler. Le tatouage parfaitement exécuté, le maquillage, la coiffure, les vêtements. C’est du contrôle, de la précision donc il en est capable. Mais derrière la façade complètement timbré ».

Cette alternance de temporalités, de points de vue facilite la lecture et nous captive. Nous faisons connaissance avec l’équipe d’Eve Dallas. Puis nous les suivons durant leur investigation pour trouver le tueur. Une chose est sûre il a eu un déclencheur qui l’a fait basculer. Ils en viennent à la conclusion suivante « il s’agit d’une personne traumatisée dans l’enfance qui porte toujours ses blessures et qui (…) a récemment vécu un élément déclencheur ».

De plus chez le tueur réside une certaine dualité et ce bien qu’il soit méticuleux. Concernant le meurtre « l’enfant en lui. Un enfant furieux a eu un coup de colère. L’homme mature est chargé de remettre les choses en ordre ».

 Cependant dans les Cicatrices du crime de Nora Roberts l’enfance traumatisante à l’origine des crimes trouve écho dans celle d’Eve Dallas. Celle-ci va devoir passer outre pour résoudre cette enquête. Ainsi il avait été abandonné comme Stella avait abandonné Eve Dallas. « Méchante maman elle aussi l’aurait étiquetté ainsi ».

Dans ce thriller proposé par les Éditions J’ai Lu ils vont devoir remonter le temps, tout comme nous, pour retrouver ce tueur implacable. Ce dernier doit avoir la soixantaine. De retour dans le passé dans les Cicatrices du crime de Nora Roberts nous retrouvons la mère. Elle n’a pu lutter contre son instinct de survie.

Déboussolée, perdue et amnésique son chemin va croiser celui qui va devenir son sauveur, sa seconde chance, mais surtout l’amour de sa vie. Il va lui permettre de renaître de ses cendres elle se réinvente. Les parties de ce livre proposé par les Éditions J’ai Lu concentrées sur ce renouveau sont plus légères. Cependant sa conscience tente parfois de s’imposer à elle sans succès.

Dans les Cicatrices du crime de Nora Roberts nous suivons les avancées de l’enquête et parallèlement la vie privée d’Eve Dallas. Celle-ci est étroitement liée à son travail. Ainsi le lieu du crime est proche de chez elle et d’une de ses amies. De plus son mari va s’avérer d’une grande aide durant l’enquête.

Il n’est pas rare durant les Cicatrices du crime de Nora Roberts d’assister à des scènes sulfureuses qui portent la plume de l’auteur. Cette dernière est aussi connue pour ses romans d’amour. Ces scènes pimentent l’intrigue et servent de contrepoint.

A noter de plus la présence d’humour ou d’ironie ce qui n’enlève rien à la puissance, l’atmosphère oppressante de ce thriller. Une chose est sûre « tout tourne autour de la mère ». « La mère est la clef » comme le dit si bien Eve Dallas. Une fois qu’ils l’auront identifié ils auront trouvé la clef et sûrement le moyen d’identifier le suspect.

Cependant dans ce livre proposé par les Éditions J’ai Lu le temps est compté. Ils se lancent dans une course contre la montre pour sauver Mary Kate et éviter d’autres disparitions. Tout au long des Cicatrices du crime de Nora Roberts la tension, le suspens sont intenses et ce jusqu’à la dernière page. Tout le monde est suspect et les rebondissements multiples dans ce thriller proposé par les Éditions J’ai Lu .

Assistez le lieutenant Eve Dallas dans une nouvelle enquête au cœur de la folie dans les Cicatrices du crime de Nora Roberts

Les Cicatrices du crime de Nora Roberts. Éditions J’ai Lu. Prix : 8,60€

Pour plus d’info : https://www.jailu.com/

Rédactrice freelance, Pigiste

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