Pénétrez à vos risques et périls au cœur d’une expo qui ne manque pas de mordant Vampires de Dracula à Buffy

Jusqu’au 19 janvier, amusez-vous tout en tremblant de plaisir grâce à la Cinémathèque Française et sa nouvelle exposition à vous glacer le sang. L’entrée de Vampires de Dracula à Buffy donne direct le ton. Vous pénétrez dans un couloir sombre, éclairé par de faux cierges au bout du couloir une ouverture en forme d’ogive, en fond sonore des bruitages associés à une musique d’ambiance des plus inquiétantes donnant l’impression de pénétrer au cœur du château du Comte Dracula.

Surgis du tréfonds du Moyen-âge et de ses superstitions, la légende du vampire prend corps à la fin du XIXe siècle avec l’illustre Dracula de Bram Stocker. Le cinéma s’empare très vitre du mythe, le nourrit et le décline à foison comme vous pourrez le voir parfaitement illustré à travers l’exposition Vampires de Dracula à Buffy.

La Cinémathèque Française s’intéresse à la fascination du monde entier pour cette icône à la fois ténébreuse et sexy. Ce mythe au pouvoir d’attraction équivalent à celui du vampire en lui-même envers ses victimes touche tous les médias : peintures, photos, littérature ou séries télé….

La Cinémathèque Française avec cette exposition sang pour sang consacrée aux vampires vous entraîne dans un voyage au cœur des ténèbres. Vous pourrez y voir des extraits de films reliés à des grands noms du cinéma réalisateurs ou acteurs qui ont incarné ou se sont intéressés au mythe dont Francis Ford Coppola, Christopher Lee, Bela Lugosi, Tod Browning, David Bowie, Tim Burton, Gary Oldman…. Vous pourrez ainsi observer dans un cadre magnifique une galerie des ancêtres œuvre où se superpose différentes incarnations du vampire au cinéma.

Tout au long de cette exposition proposée par La Cinémathèque Française vous serez amené à visionner confortablement installé des extraits de films internationaux consacrés à cette thématique.

L’ombre de Nosferatu de Murnau datant de 1922 première incarnation du vampire au cinéma est omniprésente dans l’exposition et vous accueil même au niveau des ascenseurs de La Cinémathèque Française. Vous aurez la possibilité de vous prendre en photo avec l’ombre portée de Nosferatu penché sur vous et prêt à mordre.

Au début de Vampires de Dracula à Buffy, vous verrez projetez sur un mur une scène semblant extraite du film de Murnau à travers une fenêtre en forme d’ogive, vous aurez le plaisir de retrouver l’ombre portée de Nosferatu des plus menaçante. Vous pourrez vous amuser comme je l’ai fait à vous prendre en photo avec.

Vous trouverez au fur et à mesure de vos déambulations au cœur de Vampires de Dracula à Buffy une déclinaison du mythe du vampire à travers différents médias dont de splendides croquis réalisé par Tim Burton pour le film Dark Shadows. J’ai été agréablement surprise de retrouver des illustrations de L’Enfer de Dante de Gustave Doré. Vous pourrez de même vous plonger dans l’étude d’une carte du monde référençant les lieux clefs de Dracula et de ses congénères les vampires dont le village où est situé le château de Bathory.

La légende du vampire trouve un point d’orgue et sa pleine incarnation avec l’ouvrage de l’irlandais Bram Stocker parut en 1897. L’auteur lui a donné une partie de ses attributs fantastiques, dont sa capacité à se transformer en animal (chauve-souris, loup).

Une section de Vampires de Dracula à Buffy est consacrée aux vampires dans la littérature gothique de 1819 à 1933 où vous retrouverez bien sûr le cultissime Dracula de Bram Stocker à qui l’on doit les principales caractéristiques du vampire à savoir son absence de reflet dans le miroir et ses crocs. Cet ouvrage donne aussi son côté séducteur au vampire qui dans ses précédentes incarnations était une créature plus effrayante. Grâce à Vampires de Dracula à Buffy vous apprendrez que ce Dracula est le fidèle reflet des tensions de cette fin de siècle.

Vous aurez le plaisir de découvrir des pages du manuscrit original de Dracula The undead ainsi que sous vitrines la première édition française du roman, celle espagnol en format livre ainsi que la première adaptation américaine en comics du livre de Bram Stocker. Plus loin vous pourrez aussi observer une section consacrée à la littérature romantique.

Plusieurs grandes thématiques associées au vampire et à son influence sont déclinées au fil de cette exposition proposée par La Cinémathèque Française. Certaines sont consacrées aux vampires historiques, poétiques voire politiques qui s’incarnent à travers différents médias dont des affiches de film (Le Cauchemar de Dracula de Terence Fisher, Le Bal des Vampire de Roman Polanski…).

Vous pourrez observer une mise en parallèle des deux versions de Nosferatu dans un splitscreen celle datant de 1922 et la version de 1979. Différents ouvrages, romans relatifs à ce thème. Dans une vitrine à la décoration des plus gothique avec en toile de fond un château dans un décor angoissant, vous apercevrez entre autres une croix, tête de mort, chapelet, violon.

Passionnée par le mythe du vampire et son évolution sujet sur lequel j’ai consacré mon mémoire de master. J’ai tout de suite été séduite par cette exposition proposée par La Cinémathèque Française, Vampires de Dracula à Buffy est particulièrement bien documenté et principalement axé comme on peut s’en douter sur l’univers cinématographique internationale

Vous pourrez y observer un reportage photo des plus intéressants qui suit le périple de Jonathan Harker cela dans un décor contemporain. Au fil de vos déambulations au cœur de Vampires de Dracula à Buffy, vous ne cesserez d’être émerveillé voire surpris par cette exposition dont par une série de photos artistiques des plus étonnantes de Dennis Stock mettant en scène James Dean dans un cercueil. Scène étrangement prémonitoire, sept mois plus tard il décède dans un accident de voiture.

Dans la section consacrée au thème du Vampire Politique. Vous apprendrez que le vampire représente le danger qui déstabilise le corps social. Dans les caricatures, il incarne l’ennemi politique.  Faire un film de vampire c’est prendre le parti de déranger et de dénoncer tout en passant outre la censure. Dans cette partie de Vampires de Dracula à Buffy vous aurez le plaisir de découvrir des estampes du maître du clair-obscur Goya.

Le sujet du vampire érotique est ensuite évoqué quand la morsure devient baiser. Le vampire est un être sexué, obsédé à l’idée de se reproduire, de contaminer. Il incarne la fécondité compulsive. Cet être symbolise de même celui qui s’oppose au code bourgeois dont dans la liberté de son choix sexuel.

Votre regard sera également séduit au cours de votre visite de Vampires de Dracula à Buffy par de magnifiques tenues provenant entre autres du Dracula de Coppola. Vous pourrez ainsi être charmé par la beauté des tenues somptueuses du comte et de Mina dans une scénographie donnant l’impression qu’ils valsent.

Vous pourrez observer aussi des maquettes des accessoires et costumes du film de Francis Ford Coppola. L’une d’entre elle représente la majestueuse armure rappelant un corps écorché porté par Dracula. Un peu plus loin vous pourrez retrouver les costumes tout aussi magnifiques de Louis et Claudia d’Entretien avec un Vampire.

Le phénomène du vampire pop est ensuite abordé et amène la conclusion de l’exposition Vampires de Dracula à Buffy. De nos jours, le vampire est devenu un phénomène culturel partout présent. Il inspire à être heureux et cherche sa place dans la société, doute de son identité comme l’on peut l’observer entre autres dans la série True Blood.

Pour finir votre visite en beauté tout en vous accordant un petit break, vous êtes invité à vous installer confortablement dans une banquette pour visionner sur grand écran différentes incarnations du mythe du vampire.

Profitez des derniers jours pour découvrir une expo des plus palpitantes Vampires de Dracula à Buffy à la Cinémathèque Française

 

Pour plus d’information : https://www.cinematheque.fr/cycle/vampires-527.html


Découvrez pour votre plus grand plaisir un film d’horreur des plus amusant avec Jabberwocky de Terry Gilliam

Un horrible monstre le Jabberwocky jette un voile de terreur sur le royaume de Bruno Le Contestable. Ce dernier promet la main de sa fille à celui qui tueras le monstre.

Au cœur de la forêt dans un lieu épargné par les ravages du monstre, la vie suit on court. Dennis notre valeureux héros, enfin si on peut dire, va devoir quitter ce havre de paix pour chercher du travail en ville et relever plus ou moins bien malgré lui de multiples épreuves….

 

Sanglant. Gore. Absurde. Voici les termes qui caractérisent le mieux ce chef d’œuvre Jabberwocky de Terry Gilliam dont on reconnaît ici la patte. Carlotta Films vous donne la possibilité de découvrir ou de redécouvrir ce film.

Jabberwocky est inspiré du poème de Lewis Carroll du même nom. Il s’agit du premier long-métrage de Terry Gilliam en solo enfin pas totalement, on retrouve tout de même Michael Palin l’un des Monty Python. Les fans du style de ce réalisateur hors pair et de sa joyeuse équipe de troublions, dont je fais partie, sauront tout de suite séduits par ce film à la fois gore et absurde.

On retrouve en introduction de Jabberwocky un grand classique des films des Monty Python : une voix-off nasillarde, étrange présente dans la majorité des œuvres mettant en scène cette fine équipe. Elle introduit dans un jargon de style médiévale la flore, donnant l’impression d’un moment apaisant presque bucolique. On voit même un papillon se poser puis se faire immédiatement écrabouiller par un pied.

Soyez prévenu vous pénétrez dans un univers absurde, grand-guignolesque où tout est possible voire exagéré. On retrouve notre chasseur qui sifflote tout en récupérant dans un sac en toile les animaux qu’il a attrapé ceux-ci semblent se débattre violemment ou danser la gigue.

L’ambiance change d’un coup et devient plus inquiétante. La musique se fait dissonante. On assiste à une mutation du réalisme avec entre autres de l’orage accompagné par des bruits de pas imposants et un étrange grognement quelque chose se rapproche du chasseur à son insu.

Quand le menace est toute proche, on passe en caméra subjective. Nous voyons l’action à travers les yeux de la créature qui le traque. Terry Gilliam dans Jabberwocky a fait le choix le plus intéressant de ne pas montrer tout de suite le monstre créant ainsi du suspens.

Le chasseur semble chercher d’où provient ces bruits. On voit un gros plan sur son visage durant l’attaque de la bête. Cette scène se déroule hors champs, il en sera de même à chaque fois, le monstre reste invisible. Puis dans un plan plus large, nous découvrons que seul le visage du chasseur demeure intact le reste a été rongé jusqu’à l’os. Il ne subsiste plus que quelques morceaux de chair sanglant.

Le titre Jabberwocky apparaît enfin écrit avec des enluminures rouges donnant l’impression d’éclaboussures de sang. Le film débute dans le vif du sujet. La voix-off fait son retour et semble introduire ce conte, cette légende sanglante qui se déroule à « un âge sombre plus sombre qu’on le pensait » suis une succession de tableaux donnant le ton et représentant l’Enfer.

Bienvenue dans l’univers de l’absurde et du grand-guignol et des non-sens les plus amusants. Les rumeurs concernant les attaques de la bête atteignent le village bien tranquille où vie Dennis. Un homme aurait comble de l’horreur vue ses dents blanchir en une nuit après avoir vue le monstre. Cette affirmation entraîne les cris indignés de ceux l’écoutant, car ils ont tous les dents pourries. En temps normal, ce sont les cheveux qui sont supposer blanchir.

Dennis notre héros pas comme les autres s’en va en barque faire la cour à Griselda une jeune fille loin des canons de beauté auxquels on s’attend. Sa famille et elle-même sont plutôt affreux, sales et méchants. La maison tombe en ruine et tient plus d’une bicoque. Griselda n’est ni gracieuse, ni pure bien au contraire elle est plutôt vulgaire limite un laideron qui se gratte les fesses sans ménagement.

Nous sommes bien loin d’un conte de fée ou d’un roman de chevalerie. Toute sa famille est aussi distinguée et respectueuse : le petit frère pise sur Dennis, la mère de Griselda jette les ordures dans la rivière ces dernières tombent accessoirement sur Dennis, le père de Griselda fesse à l’air à la fenêtre défèque tranquillement dans la rivière.

On retrouve le côté absurde, décalé de Terry Gilliam dans Jabberwocky quand Dennis parle de son père et dit qu’il va bien. On voit dans un raccord un plan sur ce dernier qui d’un coup tombe très malade. Il semble être sur son lit de mort. Devant témoins et devant Dennis lui-même son père l’insulte, le rabaisse. Une fois l’avoir renié il tombe raide mort apaisé.

Dans Jabberwocky de Terry Gilliam on peut observer un certain lien avec l’univers des contes, mais toujours sur le ton des Monty Python. On retrouve le thème du voyage initiatique, mais toujours présenté de façon décalé, absurde lorsque l’on suit le chemin devant mener Dennis en ville afin d’y prendre un nouveau départ.

Il décide de faire un arrêt chez Griselda pour lui dire au revoir. Le sachant renié par son père sa pseudo promise et les siens l’ignore. Dennis requiert un mot de sa douce enfin si on peut dire comme dernier adieu.

Cela semble correspondre à l’idéologie romantique rappelant presque les récits de chevalerie, voire d’amour courtois toujours dans un style absurde. « Dit moi un mot n’importe quoi ». Griselda semble le prendre au mot et demande à ses parents « Passe-moi une patate ». Elle la balance par la fenêtre car la pomme de terre est pourrie au grand bonheur de Dennis qui y voit une preuve d’amour qu’il chérira.

Jabberwocky bouscule les genres dans un film d’horreur ultra gore à mourir de rire et qui bouscule les codes classiques pour notre plus grand plaisir que ce soient ceux des contes de fées, du roman de chevalerie ou de ceux de l’amour courtois tout prend la patte de Terry Gilliam et de l’absurde propre à l’univers des Monty Python.

Dans un plan on voit un homme qui semble être dans un cachot, cependant il se révélera être plutôt dans un château en ruine aussi décrépi que son châtelain. Cet homme semble vêtu d’une tenue misérable, cela est démenti quand un autre homme le réveil brusquement et sans cérémonie en lui balançant de l’eau à la figure et en l’apostrophant à notre plus grand étonnement « Debout majesté ».

Dans ce film Jabberwocky situé toujours au cœur de l’absurde et du grand-guignolesque, on peut opposer aux scènes sanglantes gore à souhait, véritables bains de sang des contre points comique plus particulièrement des scènes décalées jouant sur le comique de l’absurde.

Au cœur de la pénombre éclairée par des bougies dans un château qui tombe en décrépitude des nobles attendent leur souverain. On assiste à un gag à répétition que l’on retrouvera plus tard, le Hérault annonce longuement les titres et filiations du roi, tandis que les nobles attendent avec impatience la fin de cette litanie pour s’asseoir à chaque pause que le Hérault fat ils ont une fausse joie.

Nous retrouvons dans Jabberwocky de Terry Gilliam de multiples passages décalés pour notre plus grand bonheur propre au Monty Python et à leur maître. Dont un grand avec une scène de groupe où une troupe de gueux divague gentiment de façon abracadabrante « on n’a pas mangé depuis deux jours », l’un d’eux « si j’ai mangé deux de mes orteils », un autre « un jour j’ai vu un docteur et il ne m’a pas vue » et d’autres perles du même acabit.

Dennis toujours dans ce qui pourrait être vu dans un conte comme une quête initiatique essaye de rentrer dans la ville. Il veut y trouver un emploi et y recommencer sa vie de zéro. Les gardes lui demandent de payer une contribution pour rentrer. Dennis leur dit qu’il n’a rien, eux trouvent sa patate et lui disent « on peut au moins manger une semaine avec » lui les arrête tout de suite en disant que c’est un cadeau de sa bien-aimée. Réflexion des deux gardes en cette période de disette « Elle doit beaucoup t’aimer ».

On assiste à nouveau à un grand moment d’absurdité où on reconnaît la patte de Terry Gilliam, les deux gardes entre en pourparlers demande à Dennis de faire voir ses jambes ce dernier finit cul nu devant une foule hilare et les gardes qui se sont bien moqués de lui.

Comme dans tous bons romans ou films de chevalerie, le roi décide d’organiser un tournoi pour trouver un époux à sa fille et trouver un champion pour tuer la bête. Le souverain veut organiser un tournoi violent sanglant contre l’avis de son conseiller qui lui propose une épreuve à l’amiable.

Roi décrépit d’un royaume en ruine loin des contes de fées et des romans de chevalerie dont Jabberwocky comme on a pu le voir précédemment s’inspire de façon décalée. On voit dans plusieurs scènes des plus amusantes illustrés cette idée de royaume en ruine. Quand le roi demande à son goûteur de goûter un de ses plats quand le souverain lui demande ce que c’est, il répond du plâtre du IIe siècle. Le château tombe en décrépitude et du plâtre tombe du plafond.

Nous retrouvons cette idée un peu plus loin, le roi va voir sa fille. Son père la rejoint près de la fenêtre où elle est assise quand il s’appuie dessus un morceau tombe. La princesse le met en garde la dernière fois une sœur a basculé dans le vide. Information qu’elle donne d’une voix neutre.

Dans Jabberwocky nous avons souvent la sensation d’être de nouveau dans une version absurde, décalée des contes de fées et roman de chevalerie. La princesse est certes belle, mais elle est surtout cucul, naïve, fleur bleue le parfait miroir de Dennis.

Quand le roi son père lui parle du tournoi qu’il organise pour détruire la bête et sauver le royaume. On assiste à un running gag des Monty Python et de Terry Gilliam elle comprend tout de travers « détruira le royaume… » son père la remet dans le droit chemin en la traitant de petite sotte.

La princesse est déçue quand son père lui apprend qu’elle épousera le vainqueur «je veux épouser un prince comme dans les livres ». La décrépitude du royaume apparaît à de multiples reprises le roi lui dit qu’il « lui construira un nid d’amour dans la tour ouest ». On voit à cet instant cette dernière s’effondrer.

On entend alors un bruit puis un cri puissant celui du monstre : Jabberwocky. Ce dernier semblait jusque-là être le grand absent de ce film qui porte pourtant son nom, cependant la créature n’était jamais loin, tapis dans l’ombre attendant son heure, mais quand il est là le monstre ne fait pas dans la dentelle.

On retrouve de nouveau des thèmes propres à l’univers du conte, mais toujours détourné quand Dennis est envoyé dans la forêt chercher du bois sorte d’épreuve qu’il devra succomber s’il veut se sustenter. On peut voir un plan vers la forêt dont on a une vision inquiétante introduite par une mutation du réalisme : brumes, cris inquiétant d’animaux….

Puis on passe comme lors de la première attaque en vision subjectif. La bête semble guetter et se rapprocher de Dennis. On entend le leitmotiv de la bête se rapprocher : musique dissonante et bruits de pas imposant.

Terry Gilliam joue sur les attentes du public et sait instaurer du suspens. Dennis tombe non pas sur le monstre comme on s’y attendait, mais sur un fou qui croit que notre héros veut lui voler ses pierres précieuses qui se réveilleront être de simples pierres.

La bête fait des siennes et se livre à une véritable boucherie. Les adeptes de films d’horreur ou de films gore y trouveront leur bonheur toujours dans un style grand-guignolesque : chairs sanguinolentes, sang, squelette du fou déchiqueté par la bête dont seule la tête reste comme précédemment intacte.

Comme souvent dans Jabberwocky on trouve des contrepoints comiques qui désamorcent l’action, les passages gores nous plongeant toujours au cœur de l’univers de Terry Gilliam et des Monty Python. Une fois à l’intérieur de la forteresse, Dennis se trouve dans une place vide. Un homme sonne une cloche et annonce l’heure de pointe. La place est tout de suite envahie, bruyante, encombrée.

De nouveau dans Jabberwocky, Terry Gilliam détourne les genres classiques dont celui de la chevalerie et des tournois pour notre plus grand plaisir. Durant le tournoi un chevalier est désarçonné d’un coup de lance, l’armure est envoyée en l’air suivi de peu par son possesseur avant de s’éclater tous deux au sol. Durant un autre combat où l’un des adversaires est un chevalier des plus inquiétants. On voit son adversaire se faire désarçonner, monter haut dans le ciel, percuter un mur et retomber cul par-dessus tête cette dernière est enfoncée dans le sol.  Les heaumes des chevaliers portent de drôle d’ornements des plus loufoques, l’un d’eux est paré d’une tête de chien, un autre d’un poisson….

C’est à l’occasion du tournoi que l’on entend pour la première fois sous forme d’une mise en garde prononcé le nom du monstre qui les terrifie Jabberwocky.

Les quiproquos et l’humour potache sont souvent présents dans ce film quand Dennis pénètre dans la chambre de la princesse. Cette dernière fleur bleue comme pas deux devant un Dennis en guenille croit trouver son chevalier et ressort les bêtises qu’elle a dû voir dans ses livres « vous êtes arrivez (…) vous avez dû affronter de terribles dangers ». La princesse le nomme bien malgré lui Prince Dennis.

Pendant ce temps en arrière-plan, on voit un grappin passer à travers la fenêtre, puis on voit un prince en grande tenu. On l’entend et on est bien les seuls dire « je suis là mon amour » et disparaître d’un coup. Emporté par le bord de la fenêtre qui s’écroule comme le semble le faire tout le royaume.

Ce chef d’œuvre Jabberwocky désamorce les codes pour vous proposer une perle de l’horreur et de l’absurde qui en séduira plus d’un ou dune. Terry Gilliam réinvente les genres ou plutôt ce les réapproprie.

Préparez-vous à vivre un grand moment de l’histoire du cinéma avec ce film. Le brio de Terry Gilliam est de jouer sur les attentes du public en montrant certes des morts atroces, mais surtout en faisant le choix de ne pas montrer ni nommer la créature de suite.

Jabberwocky comme tous les films des Monty Python et de Terry Gilliam est à voir et à revoir pour son plus grand plaisir sans se lasser.

 

Pénétrez à vos risques et péril au cœur de l’absurde et de l’horreur dans Jabberwocky de Terry Gilliam

Jabberwocky de Terry Gilliam. Avec Michael Palin. Carlotta Films. Durée : 1h45

Pour plus d’information: http://carlottavod.com/jabberwocky-detail


Découvrez tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les vampires grâce à l’ouvrage de référence de Jacques Sirgent aux Editions Ouest France

Grâce à ce livre vous en apprendrez plus sur le mythe du vampire et son évolution de l’antiquité à nos jours. Sujet qui me passionne et sur lequel portait mon mémoire de Master 2. J’ai donc tout de suite été séduite par Vampires de Jacques Sirgent expert sur le sujet. On lui doit entre autres le Musée des Vampires et Monstres Imaginaires situé Porte des Lilas.

Ce beau livre superbement illustré vous est proposé par les Editions Ouest-France. Il s’adresse aussi bien aux néophytes qu’aux fans inconditionnels de films d’horreurs et de vampire dont je fais partie.

Ces créatures de la nuit n’auront bientôt grâce à Vampires de Jacques Sirgent plus aucun secret pour vous. Cela à travers l’histoire des balbutiements du mythe jusqu’à nos jours dans un livre des plus documentés fruit de recherches des plus abouties. Vous ne serez pas au bout de vos surprises et de vos découvertes sur Dracula et ses descendants.

Vous apprendrez ainsi que la première trace du terme vampire date du XIe siècle. Cet ouvrage de Jacques Sirgent vous entraîne pour votre plus grand bonheur dans une exploration historique des origines du mythe et des superstitions l’entourant. Deux pages sont consacrées plus particulièrement à Vlad Tepes et contiennent une biographie détaillée bien loin du vampire. Vous aurez aussi l’opportunité de découvrir une photo des ruines du château de Targoviste une des demeures de Vlad Dracul en Roumanie.

Vous apprendrez grâce à Vampires aux Editions Ouest France que le sang en tant que fluide vital fut longtemps considéré comme ayant des propriétés magiques et cela très tôt dans l’histoire de l’humanité. Des spectateurs romains buvaient le sang des gladiateurs morts pour s’approprier leur force. Alexandre le Grand s’abreuvait de quantité de sang de bœufs, les Scythes se nourrissaient qu’en a eu du sang de leurs chevaux.

Une section de Vampires de Jacques Sirgent se consacre à ses créatures et aux différentes façons de s’en débarrasser, de les reconnaître ainsi qu’à leur morsure. L’auteur de ce Beau livre des Editions Ouest France recense les 3 caractéristiques qui font de ses êtres encrés dans l’imaginaire des peuples de monde entier un mythe.

Dans un premier temps, le vampire est un mort-vivant ou plutôt un non-mort : il ne peut pas mourir, car le vampire n’a pas d’âme ou plutôt plus d’âme et de ce fait-il ne peut pas traverser la frontière entre les morts et les vivants. Ses deux caractéristiques suivantes sont aussi les plus connues : il se nourrit de sang et transmet son état vampirique à celui qu’il mord.

Vous apprendrez dans cette section de Vampires de Jacques Sirgent qu’il existe une étrange pathologie nommée Syndrome Renfield du nom de l’homme de main du comte Dracula de Bram Stocker. La personne atteinte croit être un vampire, elle boit du sang mais vieillie.

Une autre pathologie peut être rapprochée de ses créatures de la nuit, il s’agit des pervers narcissiques sortent de vampires prédateurs qui se nourrissent de l’énergie d’une tierce personne en l’épuisant physiquement et psychologiquement.

Cet ouvrage des Editions Ouest France s’intéresse ensuite au moyen de reconnaître un vampire.  Sans grande surprise, on retrouve entre autres les longues canines que l’on doit à la littérature du XIXe siècle. L’absence de reflet dans le miroir est apparue dans la littérature gothique et plus exactement chez Bram Stocker. Dans la plupart des dictionnaires du XIXe siècle, le vampire est un parent ou un ami récemment décédé et revenu à la vie.

Ce livre de Jacques Sirgent richement documenté vous propose entre autres illustrations l’affiche de la première du film de Murnau datant de 1922, des masques, un extrait de papyrus datant de 1550 avant Jésus-Christ citant le premier cas de don du sang, des peintures rupestres, des sculptures. Vous apprendrez aussi que la première tentative de transfusion sanguine remonte au Moyen-Age.

Vous trouverez tout au long de l’historique des vampires dans cet ouvrage de Jacques Sirgent un lien tenu avec d’anciennes superstitions des plus intéressantes. Dans la section intitulée Quand la morsure devient baiser, vous apprendrez plus ou moins à votre grande surprise que pendant plusieurs siècles les vampires étaient censés se nourrir de l’énergie vitale des vivants. Nous sommes loin des bellâtres que nous voyons de nos jours souvent au cinéma.

En Pologne d’après des écrits du XVIIe siècle suite à une superstition on a pu croire que les enfants nés avec des dents devenaient des vampires après leurs morts.

J’ai aussi pu découvrir à mon grand étonnement grâce à Vampires aux Editions Ouest France que dans ses textes datant de l’Antiquité pour certains des traces indiquant que la morsure pouvait être une marque d’amour bien plus expressive et répandue que le baiser. Ovide auteur des célèbres Métamorphoses dans Les Amours indique que la plus grande preuve d’amour qu’un homme puisse donner à une femme « est de laisser son cou la trace de ses dents caressantes ».

La morsure du vampire souvent présentée et représentée comme un acte des plus sensuel possède sans grande surprise une connotation sexuelle. Cela quand la morsure du vampire devient baiser.

Jacques Sirgent passe ensuite en revue dans Vampires aux Editions Ouest-France les différents moyens de se débarrasser d’un suceur de sang et étudie leurs origines et leurs fiabilités. Enfin si on peut dire.

Vous apprendrez dans cet ouvrage que la lumière du soleil qui souvent leur est fatale est depuis l’Egypte Ancienne un symbole du bien. La gousse d’ail était à l’origine suspendue au-dessus de berceau pour protéger les enfants de la venue de démons parfois suceurs de sang. En ce qui concerne la croix arme que l’on retrouve souvent employée contre les vampires, Jacques Sirgent dans ce livre aux Editions Ouest-France, souligne un point à la fois intéressant et logique quand on y pense : étant donné que les buveurs de sang sont arrivés avant le christianisme, il est peu probable qu’ils y soient sensibles.

L’emploi des pieux très efficaces est une pratique existant depuis très longtemps que l’on retrouve déjà au Moyen-Age en Pologne. De même la décapitation était très en vogue à l’Antiquité, on prenait la tête que l’on plaçait entre les jambes du supposé vampire avant de l’enterrer.

Il y a bien d’autres superstitions pour empêcher le retour supposé des morts d’après une croyance on plaçait de grosses pierres sur une pierre tombale pour empêcher les morts de revenir

Durant mes études en particulier durant un cours d’Histoire de l’art où on a abordé l’art funéraire, j’ai pu découvrir d’autres pratiques du même genre. L’usage selon lequel on pose les mains croisées sur la poitrine du défunt n’était pas synonyme de sérénité à l’origine. Il était courant d’attacher voire de briser les poignets des morts pour éviter qu’ils reviennent. De même une tradition voulait qu’on enterre dans certains pays les morts face contre terre pour éviter qu’ils reviennent. Dans l’éventualité où ils creusaient pour sortir ils s’enfonceraient plus profondément sous terre.

Vous découvrirez grâce à Vampires de Jacques Sirgent qu’au XVIIIe siècle les superstitions avaient encore court. Les vampires y furent un temps soupçonnés de répandre les épidémies. De plus la Renaissance siècle des Lumières est la période paradoxalement au cours de laquelle des milliers de prétendues loups-garous, sorcières et vampires seront torturés et condamnés au bûcher. Le mythe du vampire romantique envahi l’Europe du début du XIXe siècle.

Ce beau livre proposé par les Editions Ouest-France s’intéresse à une autre figure historique ayant influencé le mythe du vampire auquel il consacre un chapitre. Il s’agit d’Erzebeth Bathory. Ce nom doit vous sembler familier, dans certains livres ou films elle est surnommée la « Comtesse Dracula » ce surnom lui a été donné plusieurs siècles après sa mort en 1614.

On retrouve dans cette partie de Vampires une biographie de Bathory. Une explication concernant la principale cause de la légende l’entourant. Une de ces raisons pourrait être la jalousie. Erzebeth Bathory était belle, riche, intelligente. Elle aurait refusé de se remarier à la mort de son époux, faute jugée impardonnable à son époque où il était d’usage soi de se remarier soi d’entrer au couvent. Pour sa part Bathory décida de rester veuve et de faire prospérer ses terres.

Accusée injustement, elle fut jugée et condamnée à être emmurée vivante, son corps n’a jamais été retrouvé. Les faits lui étant reprochés forgèrent sa sanglante légende, on disait entre autres qu’Erzebeth prenait des bains de sang celui de jeunes vierges afin de préserver sa jeunesse d’où son lien avec le mythe des vampires.

Détail amusant ou tout au moins étonnant les portraits de Bathory ont tous été réalisés après sa mort. On ne sait donc pas exactement à quoi elle ressemblait.

Vampires de Jacques Sirgent ne serait pas complet sans consacrer au moins une partie à Dracula de Bram Stocker et à l’auteur en lui-même. Cela tout en restant comme le reste de l’ouvrage illustré à merveille, on retrouve entre autres une représentation de la couverture de la première édition française de Dracula L’homme de la nuit datant de 1920 associée à la couverture de l’édition anglaise vous pourrez aussi apercevoir des photos….

L’œuvre de Stocker est considérée comme un classique de la littérature vampirique et renferme la synthèse des croyances vampiriques depuis le Moyen-Age. Quand on parle de vampire, on pense tout de suite à Dracula, roman d’épouvante écrit en 1897 par Bram Stocker.

Jacques Sirgent dans Vampires aux Editions Ouest-France se consacre à la genèse du roman culte et ses origines. Vous y trouverez entre autres un résumé de l’histoire suivie d’une analyse. Dracula de Bram Stocker s’inscrit dans une longue tradition vampirique et à poser les bases du mythe du vampire que nous connaissons maintenant.

Une des sources d’inspiration de ce roman d’épouvante pourrait être selon Jacques Sirgent : Jack L’Eventreur. Vous aurez aussi le plaisir de découvrir dans cette section de Vampires aux Editions Ouest-France une biographie détaillée de Stocker, vous y apprendrez qu’il souffrait de la phobie d’être enterré vivant.

Un autre chapitre de cet ouvrage de référence est consacré à une autre célèbre incarnation du mythe du vampire Carmilla. Vous aurez le plaisir d’apprendre que contre toute attente le récit de vampire le plus adapté est : Je suis une légende.

L’ouvrage Vampires de Jacques Sirgent aux Editions Ouest-France s’intéresse aussi à l’influence des suceurs de sang dans les arts qu’il s’agisse de la musique, de la peinture et bien sûr des vampires au cinéma. Une section de cet ouvrage est consacrée à ce média et dresse la liste des 12 films qui ont marqué l’histoire des vampires. Cette sélection est internationale. On y trouve entre autres de grands classiques qui ont marqué le genre dont: Nosferatu de Murnau (1932), Le Cauchemar de Dracula de T. Fisher, Le Bal des Vampires de R. Polanski, Morse de Tomas Alfredson, Les Prédateurs de T.Scott, Daybreakers de Michael Spierig Et bien sûr le cultissime Dracula de Coppola avec sa vision romantique du vampire. Pour ma part, je n’en ai vu pour le moment que 5 sur les 12 mais je compte rattraper mon retard.

Grâce à cet ouvrage de Jacques Sirgent, vous découvrirez que la figure du vampire tiens une place importante dans l’univers de la bande-dessinée. Certains personnages comme Blade que l’on a pu voir au cinéma ou à la télévision ont pour origine des comics. Ce dernier est un chasseur de vampire mi humain mi vampire, ce livre de référence proposé par les Editions Ouest-France m’a appris que ces êtres étaient appelés des dhampires. Créatures hybride qui existent depuis le Moyen-Age et dont la croyance est originaire des Balkans.

Malgré la multitude des thèmes abordés dont des sujets originaux tels que Les vampires du Père Lachaise, les arbres vampire, mon seul regret est le sujet non abordé de l’influence sur le monde actuel avec les clans de Vampyres présent partout dans le monde dont celui de Father Sebastien.

 

Faites mieux connaissance avec un mythe qui a hanté bien des nuits depuis la nuit des temps grâce à Vampires de Jacques Sirgent aux Editions Ouest-France.

Vampires de Jacques Sirgent. Editions Ouest-France. Prix : 29,90 €

Pour plus d’information: https://editions.ouest-france.fr/vampires-45-dracula-carmilla-bathory-et-tous-les-autres-9782737373183.html


Tremblez de plaisir en redécouvrant en version 4K le cultissime Vampire vous avez dit vampire de Tom Holland

Charley Brewster, un ado de 17 ans, fan de cinéma d’horreur, voit sa vie bouleversée par l’arrivée de son nouveau voisin aussi séduisant qu’il est mystérieux Jerry Dandridge.

Charley est convaincu que c’est un vampire et qu’il est l’auteur de plusieurs crimes atroces. Comme personne ne le prend au sérieux Charley décide de s’adresser à son idole l’illustre Peter Vincent présentateur de l’émission Vampire vous avez dit vampire…

 

Effrayant. Amusant. Cultissime. Voici les termes qui caractérisent le mieux ce film de Tom Holland. Il s’agit de la toute première œuvre de ce réalisateur et scénariste hors pair à qui l’on doit aussi entre autres le très célèbre Jeu d’enfant film où Chucky a fait ses premiers pas. On retrouve à nouveau dans ce long métrage Chris Sarandon qui joue le rôle dans Vampire vous avez dit Vampire de l’énigmatique et séduisant prince de la nuit Jerry Dandridge. Carlotta Films vous offre la possibilité de découvrir ce film en DVD plus précisément en version 4K restaurée cela pour le plus grand bonheur des adeptes de ce film et du genre dont je fais partie.

Tom Holland avec Vampire vous avez dit Vampire rend hommage aux films d’horreur et plus particulièrement à ceux mettant en scène des buveurs de sangs. Il revisite de façon décalée le mythe de Dracula en le situant dans la banlieue américaine des années 80. Ce film  mélange les genres en oscillant entre épouvante, horreur, humour tout en étant teinté d’un soupçon d’érotisme. Le film joue entre autres sur les attentes du public, les mises en abîmes…

Le début de Vampire vous avez dit Vampire donne le ton nous sommes au cœur de la nuit. Gros plan sur la pleine lune, on aperçoit de la brume mutation du réalisme introduisant: l’horreur voire le fantastique. On entend des voix hors-champs « je ne t’ai jamais, vue si belle, si pale… des lèvres si rouges » réponse « voudrais-tu les embrasser ». Le plan suivant nous entraîne dans une chambre. Gros plan sur la télévision d’où provenaient les voix, on peut y voir un film sur les vampires.

Pendant ce temps, le héros Charley Brewster et sa petite amie Amy sont en train de flirter. Plan sur l’écran, où l’on voit le présentateur Peter Vincent introduire dans une mise en abîme son émission « Vampire vous avez dit vampire ». Le titre s’inscrit sur la télé en lettres de sang. Amy refrène les ardeurs de Charley qui finit par regarder vers la fenêtre plus particulièrement dans le jardin du voisin. Il y voit deux hommes porter un cercueil qu’ils semblent entreposer dans la cave.

Ce film joue sur les quiproquos et à un côté décalé des plus séduisants. Pendant ce temps, Amy commence à se déshabiller, l’attention de Charley est concentrée ailleurs. Lui parle de ce qu’il regarde, par l’entremise de la télévision nous assistons à une mise en abîme grâce à l’émission Vampire vous avez dit vampire qui renvoie de façon décalée à ce que voit Charley des gens portent un cercueil ici non pas dans une cave mais à travers la Lande. Ce qui entraîne un quiproquo amusant Amy croit qu’il se moque d’elle et que ce que Charley correspond ce qui passe à la télévision.

Vampire vous avez dit Vampire joue sur les attentes du public, sur les quiproquos, l’humour cela tout en étant teinté d’une nuance d’érotisme. Ainsi aussi milieu de la nuit, Charley se tourne vers la fenêtre du voisin entre voyeurisme et espionnage, il assiste à une scène d’une grande sensualité durant laquelle un couple se dévêtit face à la fenêtre tout en se caressant. La fille croise son regard, d’un coup à sa grande horreur des crocs apparaissent dans la bouche de l’homme qui lui aussi croise le regard de Charley avant de fermer les rideaux d’une main aux ongles griffus donnant l’idée que la métamorphose est en court. On suit avec passion les investigations de Charley confronté à l’incrédulité de ses proches qui ne voient en lui que le fan inconsidéré de films d’horreurs.

Tom Holland avec Vampire vous avez dit Vampire rend hommage au mythe du vampire et plus particulièrement au Dracula de Bram Stocker cela de façon décalée dans la pure veine du Bal des Vampires de Roman Polanski. On retrouve dans ce film dans des contre-emplois des références au mythe originel: l’homme de main du voisin nous fait penser dans un certain sens au Renfield de Bram Stocker. Une fois que Charley réussi à pénétrer chez le voisin accompagné par un policier, il a la surprise de découvrir dans une caisse un portrait qui ressemble trait pour trait à Amy. On peut être tenté d’y voir une nouvelle référence de Tom Holland à Dracula ou plus exactement à Mina Harker qui rappel au comte un amour passé idée qu’on retrouve dans l’adaptation du roman de Bram Stocker par Coppola.

Vous aurez aussi le plaisir de retrouver dans Vampire vous avez dit Vampire des références à l’univers cinématographique. Le policier qui accompagne Charley, dans une scène des plus amusantes qui joue sur le décalage, dit au jeune homme que si son voisin est un vampire lui est l’inspecteur Harry. On retrouve ici une référence au film culte de Clint Eastwood mettant à l’honneur son personnage d’Harry Callaghan.

Les images, la façon de filmer servent l’action et font de Vampire vous avez dit Vampire un chef d’œuvre du genre. Charley se sachant dans le collimateur du vampire après sa visite avec le policier décide de demander de l’aide sur le conseil ironique de son ami Malin auprès d’un expert le prestigieux Peter Vincent exterminateur de vampire comme il le déclare lui-même et bien sûr présentateur de l’émission Vampire vous avez dit Vampire.

Ce film empreint d’ironie, de décalage détourne pour notre plus grand plaisir les codes du genre propre au mythe. Ainsi en bon voisin le vampire rend la politesse à Charley et se rend chez lui. Agissant de façon décontractée, il joue dans ses propos sur les doubles sens quand la mère de Charley lui dit « je l’ai invité à entrer ». Le voisin rebondi sur cette phrase « Tu crois que je ne peux pas rentrer chez les gens sans invitation. C’est vrai, mais maintenant je peux venir quand je veux ».

J’ai pu apercevoir dans une scène de Vampire vous avez dit Vampire une autre référence à l’univers de l’horreur dans la chambre de la mère de Charley on peut apercevoir un cours instant tandis que celle-ci dort en arrière-plan une poupée rappelant la véritable Annabelle.

La mutation du réalisme est souvent employée dans Vampire vous avez dit Vampire comme il est d’usage pour introduire l’horreur ou le fantastique voire dans ce film l’arrivée du vampire. On retrouve de même les métamorphoses classiques du vampire : loup, chauve-souris. Quand le voisin se transforme en vampire, on est loin de l’imaginaire glam rock sexy genre Lestat, mais plus proche du mythe originel plus effrayant qui ne manque pas de mordant pour autant: des griffes poussent, des crocs protubérants déforment sont visages très proche des vampires de Tarantino dans une Nuit en enfer.

 

Une fois remis de ses émotions Charley en bon fan d’horreur qui se respect décide de regarder l’émission de Peter Vincent. Ce dernier la présente dans un cimetière. Il se vante devant la caméra d’avoir tué plein de vampires puis Peter Vincent interpelle les spectateurs en disant « Regardez » introduisant l’épisode. Son style vestimentaire, son nécessaire de chasseur de vampire renvoi au Van Helsing de Dracula joué de façon très théâtralisée plus exactement un Van Helsing de pacotille.

Obsédé par le sujet on retrouve la chambre de Charley encombré de crucifix, pieux, ails et bougies. Devant sa réaction que ses amis jugent disproportionnée, ils décident tous deux d’engager le comédien moyennant finance, ce dernier décide de mettre le voisin dans le coup.

Comme souvent dans Vampire vous avez dit Vampire on assiste avec plaisir à un grand moment d’humour potache, décalé où le public est complice, voit les sens cachés alors que le principal intéressé ne les voit pas. Dans une sorte de contrepoint comique, tandis que le comédien téléphone au voisin dans une mise en parallèle des plans on voit d’un côté les amis de Charley qui encadrent le comédien de l’autre côté on voit le vampire et son homme de main s’amuser à leur dépend en trouvant toujours des parades loufoques, mais convaincantes enfin pour ce Van Helsing de pacotille à toutes les stratagèmes employés pour démasquer un vampire et cela sans que cela éveil le moins du monde les soupçons de Peter Vincent. Pour les croix le voisin ne veut pas être mis en leurs présences, car il vient de changer de religion….

Vous ne pourrez pas rester de glace devant Vampire vous avez dit Vampire de Tom Holland. Ce chef d’œuvre mélange les genres dans un film d’horreur parodique qui vous fera frissonner de plaisir, mais surtout mourir de rire avec ses situations rocambolesques, ses mises en abimes, ses jeux sur les attentes du public à la fois spectateur impuissant ou complice bien malgré lui. Le brio de ce film est de jouer aussi sur les retournements de situation.

On reste scotché devant ce film qui bien que les effets spéciaux aient évolués ne semble pas avoir pris une ride bien au contraire. Vampire vous avez dit Vampire est un véritable trésor pour les fans d’horreur comme moi. Le jeu des acteurs donne corps à leurs rôles. A noter tous particulièrement celui de Roddy Mcdowall qui incarne Peter Vincent. Pour en apprendre un peu plus sur lui laissez-vous tenter par le palpitant portrait lui étant consacré dans les bonus du DVD proposé par Carlotta Films.

Vous aurez le plaisir d’y trouver aussi un documentaire sur Tom Holland vu du point de vue de l’équipe du -tournage. Il y parle lui-même de sa passion pour les films d’horreurs. Vous pourrez trouver aussi dans les bonus du DVD un documentaire intitulé simplement Vampire vous avez dit Vampire c’est quoi ? parlant du scénario, de la réception du film et de son impact sur le genre.

 

Gardez votre sang froid tout en tremblant de plaisir grâce au DVD Vampire vous avez dit Vampire de Tom Holland

 

Vampire vous avez dit Vampire de Tom Holland avec Chris Sarandon, Roddy McDowall,… Durée : 106min Disponible en Dvd et Blue-ray chez Carlotta Films.

Prix: 25 euros

Pour plus d’informations:https://laboutique.carlottafilms.com/products/vampire-vous-avez-dit-vampire-de-tom-holland?_pos=1&_sid=19527d751&_ss=r


Entamez une croisière au cœur de l’enfer à bord du Ferry de Mats Strandberg aux Editions Bragelonne

Le Baltic Charisma un ferry luxueux accueil à son bord 1200 passagers enthousiastes près à oublier tous leurs soucis et à mener grand train, le temps de la traversée entre la Suède et la Finlande.

Mais au cœur de l’insouciance, de la futilité le mal rode et s’étend vite au plus profond de la nuit, au milieu de la Baltique personne ne vous entendra crier. Il n’y aura aucune échappatoire possible surtout quand les contacts avec la terre ferme sont mystérieusement coupés…

 

Claustrophobique. Palpitant. Gore. Voici les termes qui caractérisent le mieux Le Ferry de Mats Strandberg aux Éditions Bragelonne. Vous serez invité à prendre part à un voyage au cœur de l’Enfer où votre vie sera en danger et où vous devrez lutter pour survivre au sein d’un chaos sans nom.

On suit avec passion l’intrigue du Ferry. Ce livre se dévore plus qu’il ne se lit pour ma part, il m’a fallu peu de temps pour le finir. Chaque chapitre de ce roman proposé par Bragelonne se centre sur un personnage en particulier et nous montre l’intrigue à travers son regard. Nous découvrons l’histoire en caméra subjective si l’on peut dire, et ainsi nous ne pouvons que ressentir de l’empathie pour eux.

Le Ferry de Mats Strandberg vous présente des portraits, des tranches de vie pris sur le vif à travers des chapitres qui dans un premier temps introduisent les personnages avec leurs doutes, leurs joies, leurs envies, leurs fragilités et leurs complexes qui le temps d’une croisière tentent de tout oublier et devenir une autre personne pour profiter de la vie, de cet instant à 100%.

Mats Strandberg distille petit à petit du suspens, une tension de plus en plus palpable. La tranquillité, la routine de cette traversée à bord du Baltic Charisma vont être mises à mal en un instant « Mais aujourd’hui deux passagers comme il n’en est jamais monté à bord sont présents une femme et un petit garçon ».

D’allures étranges inquiétantes voire maladives, tous deux semblent ne rien avoir d’effrayants, d’impressionnants, mais pourtant ils apportent la mort, la contagion, et l’horreur comme de véritables cavaliers de l’apocalypse. Tout cela parait introduit dans une par phrase se rapportant à la femme qui ressent à la fois de l’amour, du chagrin et de la peur face à son fils « Elle a également peur pour lui. Peur de le perdre. Peur qu’il s’approche trop près du point de non-retour et peur de ce qu’il adviendra s’il le dépasse ».

Bragelonne avec Le Ferry nous entraîne dans une intrigue claustrophobique à couper le souffle qui nous amène aux confins de l’horreur dans un voyage sans retour possible. Rien ne nous est épargné, pour le plus grand plaisir des fans d’horreur comme moi ou pour ceux qui aiment frissonner de plaisir. Entre scènes gores et transformations, mutations violentes, tout nous est restitués dans leurs moindres détails.

Mats Strandberg tourne une nouvelle page du mythe du vampire, sujet qui me passionne et sur lequel j’ai réalisé une mémoire à l’université portant sur le mythe du vampire et son évolution. Ce roman nous offre des créatures plus ou moins pensantes selon le degré de transformation qui semblent vouloir éradiquer toute vie voire se multiplier. La contagion, son évolution rapide rappel dans une certaine mesure La Lignée de Guillermo Del Toro et nous plonge dans un univers tout aussi sombre.

 

Prenez place à vos risques et périls à bord du Ferry de Mats Strandberg aux éditions Bragelonne.

Le Ferry de Mats Strandberg, Editions Bragelonne. Collection Ombre. Prix: 7.90€

Pour plus d’informations: https://www.bragelonne.fr/catalogue/9791028102982-le-ferry/


Laissez-vous séduire par les effluves gourmands des gels douches 100% bio de Léa Nature

Relaxez-vous et profitez de l’instant présent grâce à I Love Bio, une marque sans grande surprise 100% bio labellisée Cosmébio qui comporte 5 gels douches.

I Love Bio by Léa Nature vous propose des parfums 100% enivrants, apaisants voire gourmands aux noms pleins d’humour qui ne vous laisseront pas indifférent. Le plus dur sera de faire votre choix entre: Douceur de Coton pour se relaxer tout en douceur, Plaisir de Vanille qui est une invitation gourmande au voyage, Fleurs de Cerisiers aux doux effluves des plus dépaysant, Shot de Citron afin de lutter contre les réveils difficiles et Pep’s de Grenade pour se donner du baume au cœur.

Les gels douches I Love Bio By Léa Nature sauront captiver votre regard avec leurs emballages aux couleurs des plus flashy, ainsi qu’avec leurs noms et slogans des plus funs. Cette marque engagée vous propose des produits bio et dispose de même du label Cruelty Free et Vegan attestant qu’ils n’emploient aucuns ingrédients issus du monde animal et qu’aucun test n’a été réalisé sur des animaux

Les créations d’I Love Bio sont douces, parfaites pour les peaux sensibles comme la mienne. Elle n’agresse pas votre peau, bien au contraire et la laisse parfumée de notes plus ou moins gourmandes.

J’ai eu la chance de tester pour vous les gels douches aux accents fruités Pep’s Grenade et Shot Citron d’I Love Bio by Léa Nature. L’emballage du premier est de couleur rouge tandis que celui du deuxième est jaune en raccord avec leur composant principal.

On peut tout de suite observer une fois qu’on applique une noisette de ces gels douches au creux de notre main que ce dernier est transparent et qu’il produit peu de mousse. Cependant notre odorat est tout de suite séduit par les senteurs exquises et gourmandes de ces gels douches proposés par I Love Bio by Léa Nature.

Les parfums fruités sont des plus reconnaissants, celui de Shot de Citron semble des plus rafraîchissant. Il vous donnera un coup de fouet pour bien commencer la journée après un réveil des plus difficile.

Tout aussi gourmand le gel douche Pep’s de Grenade aux effluves toujours des plus facilement identifiables. Comme son confrère, il vous donnera comme le dit si bien son nom un coup de peps après une longue voire étouffante journée pour repartir du bon pied. Je dois avouer que j’ai été agréablement surprise par ses produits qui aussitôt essayés ont été adoptés par ma toute ma petite famille.

Le plus dur sera de faire votre choix entre les différentes senteurs selon vos goûts, vos envies ou vos besoins voire de craquer pour plusieurs senteurs car pour une fois et bien qu’il s’agisse de produits bio le prix est plus que raisonnable. Votre peau sera délicatement parfumée d’accents plus ou moins gourmands, mais tout aussi charmants qui vous suivront tout au long de la journée.

 

Accordez-vous un moment de pur détente tout en cédant sans regret à votre gourmandise naturelle grâce aux gels douche 100% bio de I Love Bio de Léa Nature.

 

I Love Bio de Léa Nature. Prix du gel douche : 3.20€

Disponible en grande surface

Pour plus d’information : https://ilovebio-byleanature.com/


Frissonnez de plaisir en découvrant au cinéma à partir du 25 septembre La Maison de la mort un chef d’œuvre d’un des grands maîtres de l’horreur James Whale

Un couple Mr et Mme Waverton et leur ami Philip se trouvent pris au piège au cœur de la tourmente en pleine tempête. Ils trouvent refuge au sein de la nuit et sous les intempéries dans une vieille demeure tenue par deux personnes des plus énigmatiques Rebecca Femm et son frère Horace secondés de leur inquiétant majordome muet et défiguré Morgan.

Leur irruption inopinée ainsi que celle de deux autres visiteurs, les bruyants Sir Williams Porterhouse et son amie Gladys Duquesne vont rompre la quiétude de ce lieu étrange.

La tension devient vite de plus en plus palpable entre les hôtes et leurs invités impromptus.

Le mystère entourant cette inquiétante demeure risque pour leurs plus grands malheurs d’être révélé…

 

Angoissant. Captivant. Voici les termes qui caractérisent le mieux ce chef-d’œuvre de l’horreur La Maison de la mort. On y retrouve l’équipe entre autres de Frankenstein: James Whale et son acteur fétiche Boris Karloff. Tous deux ont participé à l’âge d’or du cycle de films d’horreur d’Universal. Ce film est adapté du roman Dans la nuit de J.B. Priestley.

Grâce à Carlotta Films vous aurez le plaisir de pouvoir découvrir ce film en version restaurée 4K au cinéma dès le 25 septembre. La Maison de la mort est également connue en France sous le titre une Etrange soirée qui retranscrit à la perfection l’atmosphère du film, le thème général.

La Maison de la mort de James Whale vous transporte dans un huis-clos angoissant. L’intrigue se déroule par une nuit presque sans lune en pleine tempête sous une pluie battante, instaurant une mutation du réalisme, une notion d’inquiétante étrangeté propre à l’introduction du monstrueux, du fantastique.

Au cœur de ces ténèbres une sombre demeure peu rassurante apparait c’est ce lieu que Mr et Mme Waverton et leur ami Philip choisissent à défaut de mieux comme refuge. L’atmosphère en elle-même, l’introduction de la maison tout laisse présager qu’une menace plane voir pire.

Cette impression est renforcée par le drôle ou plus exactement effrayant personnage qui leur ouvre à mi-chemin entre la créature de Frankenstein et Lurch de la Famille Adams. Cet être perturbant et perturbé est le majordome Muet et défiguré de la famille Femm.

Tous trois font ensuite connaissance avec Horace le maître de séant. Ce dernier est étrange, distant.  Il les accueil bien malgré lui dans sa demeure pour qu’ils trouvent refuge au grand dam de Rebecca Femmel sa sœur. L’arrivée de Mr et Mme Waverton et de leur ami Philip interrompt leur quiétude et les déranges.

A l’extérieur la tempête se déchaîne et contamine La Maison de la mort fenêtres battantes, vent hurlant. L’ambiance est angoissante aussi à l’intérieur avec les menaces et reproches à demi voilés de Rebecca Femm femme terne étrange, limite bigote. Selon elle, ils ont fait venir le vice avec eu tout comme leur jeune sœur qui est mort dans la maison. Idée de menace voilée, on est à la limite entre l’horreur, le thriller et le drame psychologiques.

Vous pourrez trouver dans ce chef-d’œuvre du génialissime James Whale un subtil mélange de genre distillé à la perfection dans La Maison de la mort entre drame, frisson, humour noir dans une atmosphère angoissante qui vous conduira aux limites de la folie.

Les propriétaires de cette maison sont anxieux, inquiet voire inquiétant. Ils semblent se faire du souci au sujet d’un mystère qui entoure ce lieu. Tous deux paraissent gênés par l’arrivée de ses opportuns qui semble mettre à mal l’équilibre précaire de leur habitation. A noter la performance époustouflante de Boris Karloff dans le rôle de l’énigmatique et effrayant Morgan le majordome des Femm.

Anecdote amusante, vous retrouverez dans ce film Gloria Stuart dans le rôle de Mme Waverton qui sera célèbre 65 ans plus tard grâce au rôle de Rosé âgée dans Titanic.

Tout au long du film la tension va crescendo jusqu’au point du jour dans une ambiance oppressante, étouffante presque claustrophobique

Dans La Maison de la mort, les héros devront lutter, dans ce lieu inhospitalier, jusqu’à l’aube pour leur survie durant ce laps de temps propre à l’horreur, au fantastique, au fantôme qui sont chassés par le lever du jour.

Ce film de James Whale proposé par Carlotta Films ne repose pas sur des effets spéciaux tonitruants, mais est angoissant grâce à son intrigue bien mené. Les personnages principaux semblent pris au piège de cette Maison de la mort. La tempête déchaînée presque infernal les empêche de quitter cette demeure.

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Pénétrez si vous l’osez et à vos risques et périls au cœur de la Maison de la Mort de James Whale.

 

La Maison de la Mort de James Whale, Carlotta Films avec Boris Karloff, Gloria Stuart…Durée: 72min

Sortie en salle le 25 septembre en version restauré 4K


Cédez à l’appel de Cthulhu et laissez-vous séduire par l’ouvrage culte Cthulhu métal aux Editions Bragelonne

Ce petit bijou des plus détaillé s’adresse aussi bien aux fans inconditionnels de Lovecraft qu’aux métalleux qui veulent en apprendre un peu plus sur les sources d’inspiration de leurs groupes préférés.

Pour ma part, j’appartiens aux deux. J’ai tout de suite été séduite par Cthulhu Métal de Sébastien Baert aux Editions Bragelonne. Comme gage de bonne foi, mais aussi comme référence, ce livre est présenté par Hellfest. Festival de métal par excellence où j’ai toujours désiré aller. Cthulhu Métal dispose d’un portfolio central comptant 8 pages d’illustrations d’album qui incarnent à la perfection le thème.

Dans Cthulhu Métal, l’œuvre du maître de l’horreur H.P. Lovecraft est mis en regard d’une multitude de composition musicale qu’elle a inspiré. Sur la couverture, on peut apercevoir sur un fond noir et plus précisément au centre d’un pentagramme la tête d’une créature possédant des tentacules qui ressemble fortement a Cthulhu.

Sur ce Pentagramme on peut apercevoir des runes ainsi que des noms appartenant à l’univers de Lovecraft dont: R’lyel, Arkham, Cthulhu, Dagon, Necronomicon associés à des groupes de métal. Ce qui illustre à la perfection la thématique de ce beau livre qui deviendra vite collector pour les inconditionnels de l’auteur et / ou de ce genre musical.

Vous découvrirez dans cet ouvrage qui deviendra bientôt culte pour vous, tout un tas d’informations des plus intéressantes voire étonnantes. Vous y apprendrez que le métal est le genre musical le plus influencé par le mythe de Cthulu voire tout simplement par l’univers d’H.P. Lovecraft. Comme le dit si bien Patrick T. Hall multi-instrumentaliste de Sapthuran « Lovecraft est sans aucun doute le maître pour concevoir des atmosphères à la fois sombres, étranges, bizarres, extraordinaires, inquiétantes, horrifiques et dérangeantes. Le vocabulaire employé par Lovecraft et le son de certains groupes de métal semblent vraiment faits l’un pour l’autre (…) la musique permet d’insuffler de la noirceur dans les tournures déjà sinistres de l’écrivain et réciproquement. Lovecraft offre un contexte aux compositions des artistes…».

H.P. Lovecraft maître de l’horreur et du fantastique a posé les jalons d’un imaginaire saisissant qui a su et sais encore inspirer des générations d’écrivains, de cinéastes, de jeux et d’artistes. J’ai ainsi pu trouver récemment dans le livre Le Signal de Maxime Chattam une référence à « l’université Miskatonic ».

C’est la diversité des œuvres de Lovecraft qui lui permet de toucher un plus large public et d’influencer différents artistes. Ainsi selon Dou Kalender chanteur de Krepa « un grand nombre d’artistes s’inspirent de Lovecraft. Pas uniquement des musiciens. ». Pour expliquer son succès Waren Bates guitariste de The Darkest of the Hillside Ticket « je crois que c’est la variété des œuvres qui le met au-dessus des autres auteurs ».  C’est sur ce phénomène que repose Cthulu Métal l’influence du mythe dans le métal aux éditions Bragelonne.

Nombreux sont ceux qui y ont trouvé dans ce mythe de façon marqué plus au moins leur source d’inspiration. Selon le chanteur d’Arkham Witch « Dans une certaine mesure, Lovecraft à une influence sur le métal depuis le début (…) c’est le début d’une relation très naturelle entre Lovecraft et le métal ».

Tous deux ont tendance à repousser les limites de leur style respectif. La littérature horrifique et le métal sont généralement considérés comme des univers à la marge de leur art. pour le chanteur d’Arkham Witch « les concepts outranciers de Lovecraft sa sinistre mythologie et la nature extrême du métal s’accouplent de façon naturelle ».

Cthulhu Métal débute avec une intro nous présentant H.P. Lovecraft rédigé par The Great Old Ones l’un des groupes de métal qui ont été influencés par l’auteur et son œuvre. En tête du chapitre1 de cet ouvrage vous trouverez la même créature qu’en couverture. Cthulhu lui-même qui semble jouer de la base ou de la guitare électrique avec ses tentacules.

Le chapitre Avant que naisse le métal s’intéresse à l’influence de Cthulhu dans la musique. La première source d’inspiration relative à Lovecraft date de 1937. A la fin des années 60, le premier groupe à s’inspirer de l’auteur se nomme sans grande originalité H.P. Lovecraft et est fondé en1967 à Chicago. Ils jouent un rock psychédélique teinté de folk aux ambiances macabres.

Cthulhu Métal de Sébastien Baert donne la parole à de nombreux groupes qui se sont pris d’engouement pour l’auteur. Pour Hans Plalzgumer un des fondateurs d’HP Zinger. H.P. Lovecraft « était un outsider, il était sombre, sinistre, occulte ». Hans Plalzgumer aimait « l’imagerie horrifique et l’univers surnaturelle que H.P. Lovecraft évoque ». Il trouve un côté presque lyrique, pictural aux textes qui semblent le transporter: « sa façon d’écrire l’horreur me faisait penser à des paroles de chansons ». Le guitariste de The Darkest of the Hillside Tickets trouve les termes exacts tout le monde peut se retrouver, se projeter dans les écrits de Lovecraft.

Vous apprendrez, tout comme moi, grâce à cet ouvrage de Sébastien Baert aux Editions Bragelonne que de nombreuses formations de métal se sont inspirées et s’inspirent encore de H.P. Lovecraft que cela soit de sa vie voire de ses œuvres. Certains trouvent dans le Mythe de Cthulhu de quoi satisfaire leur désir de noirceur et de gore.

Le chapitre 2 se centre plus particulièrement sur Lovecraft et le mythe en lui-même. Ce dernier comporte une vingtaine de nouvelles qui font toutes allusions à des êtres surnaturels et regroupent toutes les créatures imaginées par l’auteur.

Pas moins de 4 formations de groupes de métal ont adoptés le patronyme de l’écrivain, 17 groupes se sont inspiré plus ou moins du nom d’Arkham. Cette ville imaginaire inventée par Lovecraft se situe sur les bords du Miskatonic. Elle est réputée pour son université qui tient son nom du fleuve. Ce lieu tient sa renommée principalement de sa bibliothèque qui contient les ouvrages les plus occultes qui soient dont le Necronomicon.

Partout dans le monde des groupes se sont inspirés de son nom, dont: Arkham 13, Arkham asylium voire Arkham Witch. Une grande partie de la discographie de ces derniers est inspiré des nouvelles de H.P. Lovecraft, une de leur chanson a été inspirée de l’Appel de Cthulhu y est évoqué « la créature hybride mélange de dragon, d’humain et de pieuvre que tout le monde adore ». Arkham Witch revendique cette source d’inspiration tout en y apportant sa propre signature «notre but est d’interpréter ses créations en y apportant nos propres goûts ».

Vous apprendrez dans Chulhu Métal que les artistes rendent hommage à H.P. Lovecraft de différente manière: soi en le citant dans un livret, dans un de leur album ou tout simplement en lui dédicaçant une chanson ou un disque.

D’autres groupes de métal se sont inspirés des entités fabuleuses, créatures et divinités au centre d’une grande partie des œuvres de l’auteur. Ainsi « certains retranscrivent l’idée et l’ambiance de la nouvelle sans coller exactement », d’autres sont juste transporté par l’univers et le style lovecraftien.

Comme l’on peut s’en douter et pour mon plus grand bonheur Cthulhu Métal se centre en grande partie sur ce mythe. J’ai ainsi découvert que Lovecraft correspondait avec de nombreux auteurs donnant lieu à des échanges d’idée. Ceux-ci ont pour beaucoup contribués à la propagation et la longévité du mythe de Cthulhu « la mythologie qu’il a imaginé continu à vivre indépendamment des intentions et de la philosophie de l’auteur ».

Environ 11 groupes de métal ont intégré le nom de Cthulhu dans le nom de leurs formations, même si pour certains la référence s’arrête là.

L’Appel de Cthulhu fondement du mythe a su intéresser de nombreux artistes dont certains groupes culte comme Métallica. Ces derniers montrent un grand intérêt aux œuvres de Lovecraft, ainsi 4 de leurs morceaux sont inspirés de Cthulhu dont sans grande surprise « Call of Ktulu ».

On peut citer aussi Cradle of Filth, j’ai découvert un de leur titre Nymphétamine grâce à la BO de Resident Evil. Son chanteur Dani Filth est un fan inconditionnel à la fois des films d’horreur et de Lovecraft « les univers qui m’inspirent pour composer sont souvent issus de l’œuvre de Lovecraft ou d’écrivains de cette trempe. ». Dani Filth est passionné de littérature de « Lovecraft en particulier et tout ce qui est du XIXe siècle avec le romantisme noir et le roman gothique ».

Cradle of Filth fait référence au mythe de Cthulhu dans le titre de sa chanson « Cthulhu Dawn» extrait de l’album Lovecraft and witch heart dans laquelle est fait référence à des créatures lovecraftiennes.

Vous trouverez cité dans cet ouvrage des éditions Bragelonne environ 150 artistes plus ou moins connus. Pour ma part, j’y ai découvert quelques groupes de métal dont j’ai fait une liste afin de les écouter plus tard.

Concernant les artistes célèbres qui se sont plus ou moins inspirés de H.P Lovecraft, on peut citer: Black Sabbat qui est le premier groupe de métal à faire allusion à œuvre du maître de l’horreur. Dans « Behind the wall of Sleep », Black Sabbat fait de Lovecraft une référence légitime et du mélange d’horreur, d’occultisme et de rock un des piliers du genre. Un autre groupe des plus réputé Dream Theater a consacré un de leur titre à Nyarlathorop.

Cthulhu Métal ne s’intéresse pas uniquement au mythe qui lui a donné son nom. Cet ouvrage aborde aussi les autres œuvres de l’auteur et leur influence sur le métal dont: Le Nécronomicon. J’ai longtemps cru que ce dernier était une création, de H.P. Lovecraft, mais il n’en est rien. Lovecraft n’en est pas l’auteur, cependant ce livre est un pilier du mythe de Chulhu. Au début du XXe siècle, on connaissait le Nécronomicon que par les écrits de Lovecraft et de ses disciples.

Cthulhu Métal est un ouvrage des plus détaillés et des plus documentés qui saura en séduire plus d’un ou d’une. Ce livre étudie le lien entre « Lovecraft et la musique métal qui sont deux puissances catharsis. Leur association est alors évidente » comme l’exprime si bien l’un des membres d’Embryonic Cells. Selon Julie la chanteuse de Without Face « la musique et la littérature sont des moyens d’évasion qui permettent de fuir une réalité peu réjouissante et de vivre une expérience intense, haletante, souvent sombre et mélancolique ».

 

Laissez-vous transporter dans l’imaginaire sombre de H.P. Lovecraft et découvrez son influence sur le monde de la musique grâce à Cthulhu métal de Sébastien Baert.

 

Cthulhu Métal, l’influence du mythe. H.P. Lovecraft, Sébastien Baert, Edition Bragelonne.

Prix : 35€

Pour plus de renseignement : https://www.bragelonne.fr/catalogue/9791028106324-cthulhu-linfluence-du-mythe-sur-le-metal/


Hydratez-vous tout en cédant à votre gourmandise naturelle grâce aux eaux fruitées de Quai Sud

Face à la montée des températures, cette marque vous propose une alternative bio et bonne à l’eau qui au bout du compte peut paraître insipide ou aux boissons sucrées trop calorifiques avec ses Préparations bio pour Eaux fruitées.

Quai Sud vous propose 5 parfums rafraîchissants, exotiques, mais surtout gourmands pour vous hydrater tout en cédant à votre gourmandise naturelle. Le plus dur sera de choisir entre: Fruits exotiques Epices douces, Pomme Hibiscus, Fraise Menthe, Ananas Gingembre, Agrume Citronnelle. Voire de craquer pour plusieurs recettes tant les prix sont plus que raisonnable.

Les Préparations bio pour Eaux fruitées de Quai Sud sont dosées afin de réaliser 6 litres de boisson glacée à siroter entre amis ou en famille lors d’une soirée ou d’un pique-nique voire en solo à tout moment de la journée. Vous aurez le choix entre des recettes rafraîchissantes (Fraise Menthe, Agrume Citronnelle), voire exotiques (Fruits exotiques Epices Douces, Pomme Hibiscus, Ananas Gingembre) ces dernières sont de véritables invitations au voyage et à la gourmandise.

J’ai testé pour vous deux Préparations bio pour Eau Fruitée de Quai Sud: Pomme Hibiscus et Fruits Exotiques Epices Douces. Votre regard sera séduit dans un premier temps par le contenu de ses mélanges bio des plus gourmands à base de fruits déshydratés.

La Préparation bio pour Eau Fruitée Pomme Hibiscus est des plus exquises et des plus surprenantes. Vous aurez le plaisir de retrouver dans ce mélange des morceaux de pommes, de fraises et des fleurs d’hibiscus tous issus de l’agriculture biologique et petit plus sans sucre ajouté.

Ce breuvage a une belle couleur rubis qui a su me séduire. Je n’ai pas totalement suivi les conseils de Quai Sud pour réaliser ces Préparations bio pour Eaux Fruitées. Je l’ai laissé infusée comme il était recommandé environ 4 heures, par contre j’ai uniquement enlevé les feuilles d’hibiscus pour éviter que cette eau fruitée devienne trop amère.  J’ai décidé de  laisser les morceaux de pomme pour conserver le côté gourmand de cette Préparation bio pour Eau fruitée de Quai Sud ainsi que pour le côté esthétique.

Vous avez la possibilité de sucrer cette boisson selon vos goûts pour ma part je n’en ai pas ajouté car je trouve que cela a tendance à dénaturer la saveur. Ce breuvage est à consommer sans modération.

J’ai tout de suite été séduite par ce mélange des plus succulent, mon coup de cœur porte cependant sur une des autres Préparations bio pour Eau Fruitée bio de Quai Sud plus exotique, mais tout aussi gourmande.

Il s’agit de le Préparation bio pour Eau Fruitée Fruits Exotiques Epices Douces, cette recette bio contient des morceaux : d’ananas, de bananes, de mangues, de noix de coco, un bâton de cannelle et du sucre de canne.

Cette recette des plus gourmandes saura séduire vos papilles et vous mettre l’eau à la bouche par sa couleur des plus ambrée et ses morceaux de fruits. Pour celle-ci je ne l’ai pas filtré bien qu’un peu sucré cela n’enlève rien à cette boisson véritable invitation au dépaysement et au voyage. Attention, pour profiter pleinement de la saveur de cette Préparation pour Eau Fruitée il est conseillé de la consommer rapidement afin d’éviter que le goût devienne trop prononcé.

Quai Sud avec ses Préparations bio pour Eaux Fruitées est parfait pour les adeptes de boissons ou de breuvages détox qui sont pressés ou qui ont la flemme de réaliser eux-mêmes ces boissons. Ces recettes fruitées des plus gourmandes proposées par Quai Sud sont faciles à réaliser et ne vous quitteront bientôt plus. Surtout si comme moi vous avez un mug de voyage vous pourrez ainsi déguster ses Eaux Fruitées tout au long de la journée.

 

Cédez à votre gourmandise naturelle sans mauvaises consciences et tout en prenant soin de vous avec les Préparations bio pour Eaux fruitées de Quai Sud

Préparations bio pour Eaux fruitées de Quai Sud. Prix : 8,95€

Pour plus de d’information/ vente en ligne : https://www.quaisud.com/


Suivez avec passion la quête d’un père qui veut se faire justice seul dans Sang-froid de Hans Petter Moland disponible en dvd et Blu-ray chez Studio Canal

Bienvenue à Kehoe, une luxueuse station de ski du Colorado. La quiétude de ce lieu paisible va être bouleversée par la mort du fils de Nels Coxman, assassiné sur ordre de Viking un baron de la drogue.

Armé et décidé à venger la mort de son fils, Nels passe de citoyen modèle à justicier au sang-froid prêt à tout pour arriver à ses fins.

Epique. Palpitant. Violent. Voici les termes qui caractérisent le mieux Sang-froid d’Hans Petter Moland disponible en Dvd et Blu-ray chez Studio Canal.

On suit avec passion l’intrigue de ce film des plus punchy où l’on voit un homme qui semble pour une fois normal. Il ne s’agit ni d’un ancien tueur à gage ni d’un soldat. Chasseur accompli, Nels décide de comprendre, mais surtout de venger la mort de son fils. Il passe d’un homme ordinaire, citoyen modèle à un justicier, un tueur de sang-froid qui ne laissera pas la mort de son fils impuni.

Nels est en quête de justice, de vengeance, mais il est surtout prêt à tous pour arriver à ses fins. Peut-être n’est-il pas vraiment celui qu’on croit ou tout au moins si banal que cela. Coxman possède certains liens bien placés dans le milieu où évolue Viking.

Le rythme dans Sang-Froid d’Hans Petter Moland est bien mené, la mise en scène optimale. Le film est ponctué de scènes de combats violentes, chocs, coupées par des fonds noirs sur lesquels apparaît une croix, le nom voire le surnom d’une personne qui vient de mourir ainsi sa date de mort sorte de rubrique nécrologique comptabilisant les morts.

Le petit plus de Sang-Froid d’Hans Petter Moland est de montrer certes un héros déterminé, mais surtout humains avec ses faiblesses. Loin des surhommes, super héros auxquels on a du mal à s’identifier, on ressent de l’empathie pour Nels Coxman voire on peut être tenté de s’identifier à lui.

Il se mange sa part de coups, ressent de la lassitude, de la fatigue quelques moments drôles véritables contrepoints comique illustrent parfaitement cela. Ainsi à un moment, Nels se bat avec un des hommes de main du clan de Viking, il ne s’en sort pas sans une égratignure. Tous deux se retrouvent allongés côte à côte à bout de souffle, l’autre lui fait une remarque du genre «c’est tout ou tu es fatigué». Nels va au-delà de ses limites et arrive à lui clouer définitivement le bec.

Cette quête de justice le marquera et l’amènera à faire des choix pour mener à bien sa vengeance de sang-froid. Dans Sang-froid d’Hans Petter Moland, on voit l’histoire de plusieurs points de vue: celui de Nels dans sa quête, celui de Viking le commanditaire de la mort de son fils et sa cible première.

Viking nous apparaît comme froid, violent, sans pitié. Il règne d’une main de fer sur son cartel. Père distant, sévère, ex-mari exécrable, Viking nous est direct donné comme antipathique.

Suite à la disparition de certains de ses sous-fifres, il décide de prendre les choses en main, mais se trompe dans un premier temps de cible.  Viking déclenche une guerre des gangs avec un cartel rival mené par White Bull, un indien, bien décidé à ne pas se laisser marcher sur les pieds.

Sang-froid ne manque pas d’action tout en étant émaillé de contre-points comiques qui détentes le spectateur, relâches la tension du film sans pour autant en rompre le rythme. Bien au contraire cela insuffle un second souffle, une certaine légèreté. On retrouve ainsi: des personnages décalés, des jeux de mots, des quiproquo… rien n’est laissé de côté pour rendre ce film des plus captivants et tenir le spectateur en haleine jusqu’au bout.

Je dois avouer qu’au début, j’ai eu un peu peur d’être déçu lorsque j’ai lu le synoptique. Liam Neeson semble ces derniers temps cantonné au même rôle celui du père justicier, cela malgré tout son talent et sa prestance. Il ne faut pas oublier que c’est avant tout un acteur d’exception que l’on a pu voir entre autres dans La liste de Schinler, Gang of New-York et The Dark knight rise.

Son personnage dans Sang-froid lui permet de jouer certes un rôle de justicier sans pitié mais non sans émotion, ni faiblesse qui peut sembler plus accessible. Vous retrouverez aussi dans Sang-froid Laura Dern dans le rôle de sa femme, à souligner aussi la prestation d’un acteur que j’apprécie Michael Klund plus particulièrement depuis que je l’ai découvert dans Dirk Gently dans le rôle totalement décalé de Martin. Il joue dans Sang-froid un personnage secondaire, mais haut en couleur.

Vous aurez la possibilité de redécouvrir ou de découvrir ce film en Dvd ou Blu-Ray grâce à Studio Canal. Vous pourrez ainsi prolonger l’expérience grâce au bonus dont un making-of, une interview pour notre plus grand plaisir de Liam Neeson et une autre d’Hans Petter Moland ainsi que des scènes coupées.

Profitez d’un moment de détente confortablement installé avec une bonne tasse de thé et plonger au cœur de la tourmente de Sang Froid. Vous y ferez la connaissance d’un père assoiffé de vengeance dans sa lutte pour trouver les responsables de la mort de son fils.

 

Sang-Froid d’Hans Petter Moland. Avec Liam Neeson, Laura Dern, Michael Klund…. Distributeur: Studio Canal. Durée: 1h58

Prix: 19,99€ le DVD, 22,99€ le Blu-Ray, 29,99€ pour la 4K HD.